Le canon qui pionce… euh, la belle au bois dormant.

Bonjour ! Je m’appelle Aurore, j’ai quinze ans. A mon âge, les nanas sortent, s’amusent… et draguent bien sûr ! Ben ce n’est pas mon cas. Tout ça à cause de l’autre saleté de Carabosse qui s’est penchée sur mon berceau en me promettant la mort. Remarquez, elle n’est pas fine : elle a fait ça devant les autres fées, mes marraines, qui ont pu rattraper le coup. L’une d’elles ne m’avait pas encore fait de don, ça tombait bien ! Tout ça, c’est la faute de mon père qui n’a pas voulu se fendre d’un carton d’invitation supplémentaire. Quel radin !

A la place de mourir, je vais dormir… sympa me direz-vous ! Sauf que là, je vais dormir cent ans : bonjour les escarres et le sex appeal à l’arrivée ! Au bout de tout ce temps, le prince charmant devrait surgir sur son beau cheval blanc et me réveiller d’un doux baiser. Bon, là, il y a deux ou trois trucs qu’il faudrait changer… D’abord la monture, parce qu’un cheval, c’est bien joli, mais ce n’est pas très confortable hein ! Alors, si je pouvais avoir une Ferrari à la place, ce ne serait pas de refus (en rouge, c’est possible ?). Bon, ensuite, le doux baiser… Il n’y aurait pas un truc un peu plus torride en rayon ? Je dis ça surtout pour la suite : « et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». Ca n’arrivera jamais si les débuts sont trop tièdes !

J’ai aussi des revendications à propos de la piaule… Ok, un château ça en jette, mais c’est un vrai nid à poussière ! Et moi, la poussière, j’y suis allergique. Résultat, j’ai le nez qui coule et les yeux rouges. Je me demande si le prince charmant ne va pas se carapater ventre à terre en voyant ça ! Ajoutez en plus l’hygiène corporelle : cent ans sans se laver ni se brosser les dents… Je ne vous raconte pas l’odeur !

En prime, on me prend pour une tarte ! L’autre vieille folle est tout en haut, dans le grenier, à faire tourner son rouet, histoire que je vienne me piquer le doigt et que je sombre dans l’inconscience. Il faut vraiment que j’y mette de la bonne volonté pour grimper toutes ses marches et toucher cet engin qui pue la graisse de mouton à plein nez !

Si ça ne tenait qu’à moi, je décamperais ! Seulement voilà, j’ai pas une tune… et j’aime mon petit confort. Alors finir dans un motel miteux, non merci ! Du coup, je monte l’escalier en traînant la savate. Pour me consoler, j’essaie d’imaginer le prince. J’espère au moins qu’il aura de beaux yeux bleus…

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