Jour 4 (suite)

Je ne reconnais presque aucun visage parmi celles et ceux qui bavardent joyeusement autour de moi. Les gens ont changé, certains, j’en suis persuadée, n’ont jamais fait partie de mes amis d’enfance. Au mieux étaient-ils peut-être de vagues connaissances. Lorsqu’ils sont arrivés, tous m’ont saluée et se sont enquis de ma santé. Depuis, ils discutent entre eux et je suis seule, ma tasse à la main. Je préfèrerais mille fois me trouver dans le parc, même au bord de l’étang, plutôt que parmi ces étrangers qui m’ignorent. Faute de mieux, je les observe, fouillant dans ma mémoire pour remettre des noms sur leurs traits.

Cette jolie dame devant qui tous les autres s’inclinent, comment se nomme-t-elle déjà ? Ah, oui ! Estelle… et son amie qui la suit comme son ombre ? Clara ! Le beau parleur là-bas, c’est Jonas et cet homme qui dépasse tous les autres d’une bonne tête, c’est Henri. Peu à peu, je me rappelle. Je les ai bien connus en effet, mais ils n’ont jamais été mes amis. C’est à Maxime qu’ils étaient liés. Estelle a même longtemps espéré qu’il lui demande sa main. Je m’étonne d’autant plus de la voir ici. Nous ne nous étions pas quittées sur une note cordiale, loin de là.

Au même instant, nos regards se croisent et un fin sourire se dessine sur ses lèvres. Bien sûr, elle est venue se repaître de mon chagrin ! Mes doigts se crispent sur l’anse de ma tasse. Une main se pose sur la mienne et je croise un regard vert et brillant. La porcelaine m’échappe et serait allée se briser à mes pieds, si d’un geste leste, l’inconnu ne l’avait attrapée au vol. Je le dévisage muette de stupeur. C’est la créature de mon cauchemar ! Enfin… la créature de mon dernier rêve. Estelle l’interpelle. Comme autrefois, elle ne supporte guère que l’attention des hommes se détourne d’elle !

Il ne détache pas son regard de moi en répondant à ses bruyantes salutations. Je m’amuse de lire le dépit se peindre sur le joli minois de mon ancienne rivale. Le nouveau venu s’appelle Damon. Aux dires de ma tante, il est mon plus ancien ami ici. Nous jouions ensemble depuis que nous étions des bambins. J’ai beau fouiller mon esprit, je n’y retrouve pas trace de lui. Comment ai-je pu oublier un visage pareil ? D’autorité, il s’assied près de moi et engage la conversation. Il a beaucoup voyagé me dit-il, et n’est rentré que récemment. Il me parle de son métier de marchand d’art, des lieux qu’il a visités. Je ne vois pas le temps passer.

Le soir venu, quand tous prennent congé, je me sens brusquement déprimée. La maison est de nouveau déserte. Je retrouve ma solitude et mon silence. S’ils m’ont été un refuge toutes ces dernières semaines, à présent ils m’étouffent. Je respire de nouveau lorsque ma tante me tend un petit carton sur lequel s’étale une belle écriture déliée. Damon nous retourne notre invitation. Il nous attend dans deux jours, ma tante et moi. Mon cœur s’allège aussitôt.

Je me couche pour ma première nuit sans cauchemar depuis longtemps…

Jour 4

La créature du cauchemar est devenue humaine pout de bon. Je ne me débats plus à son approche. Je l’attends, comme si notre rencontre était inéluctable. Ses traits sont fins, réguliers. Ses yeux verts, brillent à la pâle lumière qui filtre sous les eaux. Il me sourit. Je le connais je crois, bien que je n’arrive pas à remettre un nom sur ce visage. Mais qui est-il ? Pourquoi m’est-il si familier ? Je m’agite dans mon sommeil. Je sais bien que je dors et que je vais finir par me réveiller. Pourtant, je reste prisonnière du songe. L’étranger fait glisser un doigt tiède le long de ma joue glacée. J’ai déjà eu cette sensation, ce frisson suivi d’une chaleur intense qui monte au creux de mon ventre. Il se rapproche. Sa bouche se pose sur la mienne…

J’ouvre les yeux sur le plafond de ma chambre, le cœur battant. Mes pieds me font souffrir comme chaque matin, mais ce n’est pas tout. Mes lèvres sont gonflées comme si j’avais bel et bien reçu un baiser. Je me lève doucement, encore toute chamboulée par mon rêve. Peut-on encore parler de cauchemar ? Cette fois, c’était plutôt agréable. Les joues me brûlent en repensant à la langueur qui s’est saisie de moi entre les bras de mon visiteur nocturne. Bérénice me trouve déjà vêtue et coiffée, un peu fébrile aussi, sans bien savoir pourquoi.

Ma tante m’annonce que nous aurons de la visite aujourd’hui. Elle pense qu’il est temps que je renoue avec ma vie sociale et a convié quelques uns de mes amis d’enfance à venir prendre le thé dans l’après-midi. Je trouve l’idée étrange, d’autant que j’ai coupé les liens depuis longtemps avec toutes ces personnes. Je ne proteste pas. C’est inutile. Elle fera comme elle l’a décidé de toute manière. Et puis, les invitations ont déjà été envoyées. Je laisse Bérénice à ses préparatifs et je m’éclipse discrètement vers le parc. Personne ne me remarque. Enfin seule ! Je respire à pleins poumons.

Mes pas me mènent près du chemin forestier qui se perd entre les arbres. Je prends place sur le banc de pierre qui se trouve là et je ferme les yeux pour goûter aux rayons du soleil sur mon visage. Je me souviens de journées de joie vécues ici. Nous étions toute une bande de jeunes gens bien nés. Des goûters, des pique-niques étaient régulièrement organisés ici. Nous recevions beaucoup autrefois. C’est même ainsi que j’avais rencontré Maxime. Un nuage sombre passe sur mon humeur. Le manque est toujours là, mais il s’estompe et je m’en veux. Vais-je l’oublier comme j’ai oublié mes amis d’enfance ?

Je reprends ma promenade. Mes pensées se tournent vers les jours anciens. Je ne les ai pas vraiment oubliés. Je les ai juste rangés dans un coin de ma tête. C’est ma tante qui a raison. Il est peut-être temps de renouer avec le passé et de laisser peu à peu la joie revenir dans ma vie…

Jour 3

Le cauchemar a changé. La créature n’est plus la même. Elle m’effraie toujours, mais parait plus humaine. Ses yeux sont devenus bleus, sa peau est moins squameuse et sa bouche, si elle s’ouvre sur de petites dents pointues, ne présente plus les énormes crocs prêts à me déchiqueter. Est-ce là un signe de guérison ? Je ne saurais dire. Ce matin encore, mes pieds saignent, blessés par des pierres imaginaires. Je peine à recouvrer une respiration normale tant la sensation de suffoquer est encore présente.

Je me livre à mes exercices respiratoires et là, je l’entends de nouveau : la voix du salon ! Je ne comprends pas ce qu’elle dit car elle est à peine audible. On dirait qu’elle vient de très loin. En me concentrant, il me semble distinguer des mots… mais soudain, la clé dans la serrure met fin à mes efforts. Bérénice ouvre doucement la porte en s’effaçant pour me laisser passer. Cette routine commence à me peser. C’est toujours le même ballet immuable, la ronde des sourires figés et des mines compassées. Les discussions sont rares, plates et sans intérêt. Ma tante ne sait que me dire et de mon côté, je ne vois pas ce que je pourrais lui raconter.

Le seul moment de plaisir en perspective, c’est ma promenade dans le parc. Je l’aimerais davantage si Bérénice ne m’y suivait pas, mais ma tante s’est montrée inflexible à ce sujet. Quelqu’un doit me surveiller pour s’assurer que je ne fasse pas de malaise. « Malaise », c’est le mot qu’elle a choisi pour désigner mes crises de somnambulisme plus ou moins éveillées. Nous n’avons pas reparlé, mais je vois bien qu’elle me regarde avec une inquiétude grandissante. Il suffirait qu’elle surprenne une lueur de folie en moi pour qu’elle me ramène dans la maison de repos, une prison dorée pire encore que celle-ci.

C’est au beau milieu des arbres que la voix me surprend de nouveau. Elle est bien plus claire, là dehors ! Elle murmure des noms, des dizaines de noms. Je n’en connais aucun. Près de moi, Bérénice reste sereine, preuve que je suis la seule à entendre. Certes, je m’en doutais déjà. Cependant, cela m’oblige à rester prudente et à faire comme si de rien n’était. Je suis la voix, cherchant sa provenance lorsque Bérénice m’arrête. Nous nous dirigions droit vers l’étang, lieu dont ma tante m’a expressément défendu l’accès.

Je me demande s’il existe un lien entre mes rêves et la voix. Suis-je en passe de perdre l’esprit ? Ou bien reflètent-ils une réalité que je serais la seule à percevoir ? Nous retournons vers la maison lorsque la voix prononce un nom qui me fait courir un frisson dans le dos : le mien !

Jour 2 (suite)

Dès la première marche, j’entends un rire haut perché qui s’élève du salon. Je me raidis aussitôt. Je le reconnaîtrais entre mille : c’est celui de ma belle sœur Laurine. Je n’ai pas envie de la voir, encore moins de lui parler. Je m’immobilise indécise. Et si je faisais demi tour ? Dans mon dos, Bérénice toussote. Je n’ai pas le choix, j’avance. Une autre voix se mêle à la sienne et à celle de ma tante. J’ai l’impression que mes pantoufles sont en plomb, tant je peine à soulever les pieds pour descendre les dernières marches.

Une tornade blonde se jette à mon cou. Laurine a toujours été exubérante. Maxime prétendait que c’est ce qui faisait son charme. Je suis quant à moi plus réservée sur la question. J’aime le calme et la pondération. Ces notions lui sont tout bonnement étrangères. Agrippée à mon cou, elle me couvre de baisers tout en m’abreuvant de paroles. Je lui ai manqué. On ne lui a pas permis de venir me voir plus tôt. Pour tout dire, on ne lui a toujours pas permis, mais elle est venue de son propre chef, dès qu’elle a appris que j’étais sortie de la maison de repos.

Je devine que sa mère écumerait de rage si elle savait où se trouve Laurine en cet instant. Alors je souris… Pas un sourire de façade, non ! Un vrai sourire, le premier depuis longtemps. Je retrouve beaucoup de Maxime en elle : les sourcils longs et expressifs, le regard qui pétille et cette joie de vivre qui m’a toujours fait défaut. Je la serre dans mes bras et cela suffit à la calmer. Je n’avais jamais eu un tel élan de tendresse pour elle avant ça. Embarrassée, j’entre dans le salon et je prends place près de ma tante.

Laurine s’installe face à moi et fait ce qu’elle fait de mieux : elle parle. En quelques instants, je sais tout des évènements qui se sont produits en mon « absence ». Obligeante, elle m’indique les dernières évolutions de la mode et j’apprends, dans des chuchotements entrecoupés de gloussements, les ragots du moment. Sa propre mère n’est pas épargnée. Elle a grossi parait-il, et s’entête à porter des tenues qui ne la mettent pas en valeur, surtout aux couleurs du deuil !

Cette réflexion me heurte. Même si je déteste cette femme, nous avons en commun la perte du même être cher. Laurine, en jeune écervelée qu’elle est, ne mesure pas l’étendue de notre chagrin. Elle devrait pourtant. Son frère a disparu et doit manquer à sa vie comme il manque aux nôtres. Je perds le fil, tandis qu’elle ne cesse de babiller. Ma tête dodeline, mes yeux se ferment. Je viens juste de me lever et pourtant, je sombre dans le sommeil.

On me secoue. On m’appelle. J’entends mon nom, je sens les mains qui me tapotent les joues, mais je n’arrive pas à réagir. Avec horreur, je sens des eaux froides qui envahissent la pièce. Elles montent jusqu’à mes chevilles, jusqu’à mes genoux, jusqu’à…. Une paire de gifles particulièrement énergique me réveille tout à fait. Ma tante affolée se tient devant moi, la main levée, prête à recommencer.

La visite de Laurine s’en trouve écourtée. Je peine à convaincre ma tante de ne pas appeler le médecin. Je ne veux pas qu’on m’assomme de drogues et je refuse de retourner m’enfermer dans un quelconque hôpital. Alors, pour prouver que je vais mieux, je décide de sortir faire quelques pas dans le parc, flanquée de Bérénice pour le cas où je perdrais connaissance. Il s’avère que c’est une bonne idée. L’air frais, la sérénité des grands arbres me font le plus grand bien. Je me promets de faire d’autres promenades les jours suivants.

Ce n’est qu’en regagnant ma chambre que je me rends compte que j’ignore à qui appartenait la troisième voix entendue dans le salon…

Jour 2

Hier, j’ai réussi à donner le change. Ma tante a trouvé que j’avais meilleure mine ! Meilleure mine… Quelle plaisanterie ! Toutefois, je ne l’ai pas détrompée, elle semblait si réjouie à cette idée ! J’ai hoché la tête et je me suis forcée à grignoter une petite brioche. Elle en a naturellement conclu que je progressais et m’a laissé à peu près en paix jusqu’au soir. Je me suis installée dans la bibliothèque, une anthologie de poésie anglaise sur les genoux et je n’ai plus bougé. La nuit, de retour dans mon lit, j’ai retrouvé mon cauchemar quotidien.

Ce matin, j’observe avec perplexité les blessures sous mes pieds. Elles sont plus profondes que celles de la veille et cette fois, rien n’explique comment je me les suis faites. Les yeux du monstre aquatique me hantent toujours. Ils étaient exempts de sentiments humains, mais pas d’intelligence. Une lueur maligne brillait au fond d’eux. Cette chose se délectait de mon impuissance et de ma peur. Pire, elle paraissait s’en nourrir. Plus je la craignais et plus elle revenait avec force la nuit suivante.

Je secoue la tête pour en chasser mes pensées farfelues. Elles n’ont aucune réalité et ne sont que le fruit d’une imagination débordante. Maxime me taquinait toujours à ce propos. Il disait que j’étais capable d’inventer les histoires les plus rocambolesques à partir d’infimes détails. Il fut même une époque où j’avais espéré en faire mon métier. Je me voyais bien romancière, encouragée par mon adorable fiancé. Puis ma future belle famille m’avait ramenée à la réalité. Je me devrais d’abord à mon mari et à nos enfants.

Ma belle mère était au moins aussi terrifiante que la bête du lac et guère plus humaine. J’avais caressé l’espoir que nous pourrions devenir amies elle et moi, mais c’était avant de la rencontrer. Personne ne m’avait jamais regardée avec un tel dédain, personne ne m’avais jamais parlé avec autant de mépris. Maxime n’en avais jamais rien su, car elle se gardait bien de montrer son vrai visage en sa présence. Dès qu’il tournait les talons, nous laissant seules dans la même pièce, son odieuse nature refaisait surface.

Plus d’une fois, elle avait tenté de me persuader de mettre fin à ma relation avec son fils. Tour à tour menaçante et enjôleuse, elle ne m’avait rien épargné pour parvenir à ses fins : ni les insultes, ni le chantage, ni les manœuvres d’intimidation. Je n’avais pas cédé, pas par courage, mais par amour pour Maxime. Je ne concevais pas de vivre sans lui. Je ne le conçois toujours pas d’ailleurs… La clé tourne. La porte s’ouvre. Bérénice se tient devant moi, souriante. J’enfile ma tenue de scène : sourire factice et dignité, puis je la suis dans l’escalier.

Jour 1

Sous la lumière voilée de la lune, les eaux du lac semblent huileuses. Frissonnante, je m’avance jusqu’à la rive, cherchant à sonder les profondeurs du regard. Quelque chose remue là-dessous, je le sais, je le sens de tout mon être. Quoi que ce soit, ça m’appelle, ça me veut. Impossible d’échapper à la funeste attraction qui me pousse à entrer dans les flots glacés. Le froid brûle ma peau et des pierres acérées me mordent la plante des pieds. La douleur pourtant ne m’arrête pas. J’avance jusqu’à avoir de l’eau jusqu’au cou, suffoquant à cause de la température et de la peur combinées.

Dans un coin de mon esprit, ma raison me hurle de faire demi-tour et de sortir de là au plus vite. Hélas, ce n’est pas elle qui est aux commandes. Une volonté étrangère me fait m’immerger totalement. Paniquée, je ferme la bouche pour garder un maximum d’air dans mes poumons et j’écarquille les yeux. La lumière est faible, l’eau trouble. Néanmoins, une forme sombre se détache du fond. Elle grossit à mesure qu’elle s’approche de moi. Je distingue des yeux opalescents, une mâchoire pleine de crocs… Puis, dans un sursaut, je me redresse dans mon lit, trempée du sueur.

Voilà plus d’un mois que je fais le même cauchemar, nuit après nuit. Il ne varie pas d’un iota. Les détails sont toujours les mêmes si ce n’est qu’ils se font de plus en plus réels. La plante de mes pieds saigne comme si j’avais effectivement marché sur des cailloux pointus. Pourtant, je n’ai pas quitté mon lit. La porte est verrouillée de l’extérieur, à ma demande. Ma tante n’a pas sourcillé quand je l’ai priée de m’enfermer pour la nuit. Elle connait les songes qui m’agitent. Je ne lui ai rien caché. Elle sait à quel point mes crises de somnambulisme avaient effrayé mes parents lorsque j’étais enfant. Nous ne souhaitons ni l’une ni l’autre que je finisse dans l’étang derrière sa maison.

Je ne sais pas nager. L’eau me terrifie. Même en possession de tous mes moyens, je serais capable de me noyer, alors en plein sommeil… Je prends plusieurs inspirations profondes pour retrouver un semblant de calme. Peine perdue. Mes mains tremblent. De la tête aux pieds, je ne suis que moiteur et frissons. Je suis tentée un instant d’appeler ma tante ou Bérénice, sa femme de chambre, mais je me reprends. A quoi bon réveiller toute la maisonnée ? Inutile de les inquiéter davantage quant à mon état. Le médecin l’a dit lui-même : il me faut du temps pour faire mon deuil et accepter la situation.

Maxime… J’inspire à fond. Ses yeux, son sourire flottent dans mes souvenirs. La douleur me broie le cœur. Je revois son embarcation, ses mains qui actionnent les rames en cadence avec ses coéquipiers. J’entends les rires, les encouragements. La foule sur le quai, m’apparait en détail. Les gens sont élégants, joyeux. Le temps est radieux. J’inspire de nouveau. Le craquement sinistre du bois qui se brise, retentit. Les cris, la cavalcade de ceux qui se jettent à l’eau pour aller au secours des sportifs sous le choc résonnent à mon oreille. Nouvelle inspiration, plus profonde encore. J’entends le hurlement animal, mon hurlement quand son corps sans vie est remonté sur la terre ferme.

Pourquoi lui ? Pourquoi nous ? Ce devait être une journée de fête. Nous étions là pour nous amuser, pas pour mourir… car je suis morte moi aussi. Dès l’instant où j’ai compris que la vie l’avait quitté, je me suis effondrée. Je n’étais plus qu’un coquille vide, sans amour, sans âme. On a dû m’arracher à son cadavre. J’étais trempée, presque aussi froide que lui. Quelqu’un m’a tenue fermement et j’ai senti la piqûre d’une seringue dans mon bras. J’inspire encore. La maison de repos, les infirmières, le médecin… Chagrin, colère, solitude. Puis ma tante est venue me chercher. Elle a exigé qu’on me laisse partir avec elle. Elle m’a emmenée ici, dans sa maison, dans la chambre de mon enfance.

Les tremblements s’espacent. Les souvenirs s’effacent. Je suis ici et maintenant. Je me le murmure pour bien m’en convaincre. Je dois me délester du passé. Il n’est que souffrance. Je me lève, grimaçant en prenant appui sur mes pieds blessés. Je vais jusqu’à la bassine d’eau posée sur une console. Je rince mon visage à l’eau fraîche et je nettoie les plaies avant qu’elles ne laissent des traces sur le tapis. Comment me suis-je blessée de la sorte ? Je regarde autour de moi. Rien dans cette pièce n’est susceptible de l’expliquer. Ah si ! Mon miroir à main qui git brisé sur le sol, près de la fenêtre… Comment est-il arrivé là ? Ma nuit a été plus agitée encore que je ne l’avais cru. En soupirant, je ramasse les débris.

Par la fenêtre, j’assiste au flamboiement du lever du soleil. Voilà une journée de plus qui se profile. Aujourd’hui, je vais jouer la comédie de la vie : saluer ma tante et ses gens, manger, sourire quand il conviendra de sourire et peut-être même parler, si j’y suis contrainte. Comme une comédienne avant de monter sur scène, j’enfile mon costume, robe de deuil de circonstance, je pose mon masque de tristesse tranquille sur mon visage et j’attends que la clé tourne dans la serrure pour faire mon entrée.

Journal de lecture de janvier 2023

Ce début d’année est pour moi source de stress… ce qui se traduit par plus de lectures, surtout des romances (car le happy end y est garanti, contrairement à ce que nous vivons au quotidien). Je ne suis pas certaine de garder un tel rythme toute l’année, mais j’essaierai de continuer à tenir mon journal de lecture.

« Haut-Royaume tome 2, l’héritier » de Pierre Pevel : Des intrigues politiques, des prophéties, des péripéties et des combats… Ce second tome m’a comblée ! Quel plaisir de suivre ce héros qui hésite entre bien et mal, qui encaisse puis rend les coups. J’ai beaucoup aimé l’évolution de Lorn au cours de ce tome, tout comme celle d’Alan qui est bien moins lisse qu’on ne pourrait le croire. Une lecture plaisir comme je les adore !

« L’appel du Highlander tome 2.5, un miracle de Noël pour un Highlander » de Mariah Stone : Une romance certes sympathique avec ces personnages qui peinent à se réconcilier, mais qui souffre de nombreux défauts : intrigue faible, rythme poussif, personnages aussi caricaturaux qu’inutiles. Je n’ai pas vraiment réussi à entrer dedans, en dépit du potentiel des héros. Je n’ai été ni touchée, ni séduite. Cependant, j’ai trouvé que la plume de l’auteur ne manquait pas de charme et rien que pour ça, je donnerai une chance à un autre tome de la série.

« Le chardon et la rose » de Becky Lee Weyrich : Cette romance m’a tenue en haleine jusqu’à la fin ou presque. Que de rebondissements dans cette histoire ! J’ai été déçue par ce happy end un peu convenu, mais après tout, après tant de malheurs, la malheureuse héroïne méritait bien de trouver enfin son « prince charmant ». Une lecture sympathique et qui dans le genre, sort un peu du lot.

« Le souffle des Highlands tome 3, la fugitive et le highlander » de Natacha J. Collins : Une fois de plus, j’ai commencé par le dernier tome. Cette romance historique ne brille pas par son originalité, mais elle est assez bien écrite pour être lue de bout en bout. Malgré tout, j’ai trouvé certains ressorts de l’intrigue franchement tirés par les cheveux. Bref, une recette qui fonctionne, mais avec un goût certain de « déjà vu ».

« La réfugiée des Highlands » de Gaida Mendoza : J’ai la plus grande indulgence pour les premiers romans, mais tout de même, celui-ci aurait mérité plus de travail de réécriture. Il n’est pas seulement un peu vert, il est mal construit, ses personnages manquent de substance et son intrigue est aussi confuse que bancale. Je n’ai pas du tout aimé et il m’a fallu prendre sur moi pour aller au bout. Espérons que l’auteur va gagner en maturité et en professionnalisme si toutefois elle poursuit dans cette voie…

« L’honneur du clan, tome 1 : La Flamme des Highlands » de Terry Brisbin : L’entêtement de l’héroïne à séduire l’homme de ses rêves vaut le détour. La résistance de sa victime aussi… Une romance agréable à lire et des personnages bien sympathique. Je ne suis pas certaine que je me souviendrai de ce roman dans quelques mois, mais il m’a fait passer un bon moment, ce qui n’est déjà pas si mal !

« L’honneur du clan tome 3 : la tentation du Highlander » de Terri Brisbin : Lire une série écrite par un même auteur, c’est retrouver des visages connus et en apprendre davantage sur certains personnages… C’est aussi, se retrouver avec un univers familier, une plume à laquelle on est déjà accoutumé, ainsi que les tics et les « obsessions » de l’auteur. Une fois de plus, l’héroïne est décidé à séduire un homme plus âgé, qui a déjà été marié et que l’expérience a échaudé. Heureusement, l’intrigue est différente et la sensualité est au rendez-vous. J’ai apprécié cette romance.

« L’honneur du clan tome 2 : à la merci du Highlander » de Terri Brisbin : Un tome agréable à lire, où on retrouve une fois encore des visages connus. L’intrigue et ses rebondissements laisse peu de temps morts, mais les invraisemblances se multiplient. La révélation finale du « méchant » de l’histoire, ne surprendra personne et c’est bien dommage. Un vrai suspens aurait pourtant été un plus dans ce récit !

« La fierté des highlanders tome 2 : Une passion rebelle » de Sharon Cullen : Pour le dire franchement, le principal intérêt de cette romance est l’héroïne tant par son caractère impétueux que par ses failles. Tout le reste est accessoire, quand bien même on croise de nouveau les personnages du tome précédent. Le récit est enlevé et bien écrit, mais on arrive vite au bout et sans réelle surprise (peut-être que je lis trop de romances tout simplement, les rouages me sautent aussitôt aux yeux). Un divertissement honnête.

« La fierté des Highlanders tome 3, la rédemption de Campbell » de Sharon Cullen : Le troisième volet de cette romance m’a plu par la maturité de son héroïne. Veuve et guérisseuse, celle-ci ne manque pas de caractère et ne se pâme pas devant le héros… du moins pas tout de suite. Une lecture plaisante où on croise certains personnages des précédents romans. J’ai apprécié la plume de l’auteur fluide, tonique. Rien de révolutionnaire cependant, mais je ne recherchais pas forcément l’originalité en ouvrant ce livre.

« Le souffle des highlands tome 2, l’épouse du highlander » de Natacha J.Collins : Je lis cette trilogie à rebours. J’avais commencé par le troisième tome et me voici rendue au second où je découvre le personnage de Brianna et le sort que lui a réservé son auteur. C’était sympathique, même si l’héroïne est malmenée par sa brute de mari (qu’elle va bien sûr apprivoiser avant la fin du livre). Les combats, la violence ont la part belle. Le gros bémol est pour le personnage de la méchante que j’ai trouvé assez peu cohérent et franchement caricatural…

« Le souffle des Highlands tome 1 : la disparue des Highlands » de Natacha J. Collins : Ma logique étant ce qu’elle est, je termine cette trilogie par le premier tome… et finalement, ce n’est pas plus mal. Je n’aurais peut-être pas poursuivi ma lecture si j’avais commencé par celui-là qui m’a semblé moins bon que le second (en tout cas, les personnages m’ont moins séduite). Pour conclure, j’aime assez cet auteur. Elle a beau écrire dans un genre qui impose certains poncifs( le héros viril, le ou la méchante détestable, le happy end), je ne me suis pas ennuyée une seule seconde en sa compagnie.

« La lectrice tome 3 : le conteur » de Traci Chee : Cette trilogie a été une merveilleuse découverte pour moi. J’avais eu un peu de mal à me mettre dans le premier tome, mais une fois que ce fut fait, quel bonheur ! J’ai enchaîné les trois tomes sans problème ! De l’intrigue aux personnages, en passant par les divers rebondissements de l’histoire, tout m’a plus, même ce final qui a le mérite de ne pas devenir mièvre, ce que je craignais un peu (et à tort). Une lecture que je recommande et une belle plume à suivre à l’avenir…

« Les éveilleurs tome 1, Salicande » de Pauline Alphen : J’ai trouvé ce roman indigeste en dépit de très bonnes idées et d’un univers plutôt riche. Il souffre, à mon sens, d’un gros problème de rythme. D’une lenteur désespérante la majeure partie du livre, les évènements se précipitent brusquement sur les dernières pages (et alors, quelle confusion dans le déroulé de l’action !). Bien qu’il soit destiné à un jeune lectorat, je ne suis pas certaine que celui-ci trouvera la force de le lire jusqu’au bout. Je ne lirai pas la suite, car je n’ai ni été touchée par les personnages, ni prise par l’intrigue, ni par l’action.

« Blood & Powers tome 1, les zinatiques » de Delphine Séguéla : Si le début du roman, cette jeune femme qui vient s’intégrer à une famille de vampires, n’a pas été sans me rappeler un certain Twilight, rapidement le récit prend vie dans un contexte un peu différent. L’action se passe en France, la romance est un peu plus « caliente » et l’héroïne n’est pas aussi banale qu’elle pourrait le sembler (et qu’elle semble le croire elle-même) et sa propre famille lui réserve des surprises… Ceci étant dit, je n’ai pas été subjuguée par le style de l’auteur, ni saisie par l’originalité de son œuvre. La lecture du second tome me fera peut-être changer d’avis, mais je vais faire une pause et lire d’autres choses avant de m’y remettre.

« L’honneur du clan tome 4, Une favorite insaisissable » de Terri Brisbin : Ce quatrième tome n’était pas vraiment indispensable à la saga. Je l’ai trouvé moins bon que les précédents tomes, moins accrocheur. J’ai mis beaucoup de temps à entrer dans le récit car les personnages me laissaient froide. Toutefois, l’héroïne évolue de belle manière au fil du roman et on peut saluer son désir d’indépendance et son courage à toute épreuve. Un opus un peu mou et assez décevant au final…

« Les McCabe tome 2, la séduction du highlander » de Maya Banks : Ce second tome se focalise sur le second frère Alaric qui doit épouser la fille d’un laird voisin, afin de sceller une alliance entre les deux clans… Bien sûr, rien ne se passe comme prévu et il tombe sous le charme d’une autre femme. Un récit sympathique qui permet de retrouver le clan des MacCabe dont on a fait la connaissance dans le premier tome. Un bon moment de lecture et une romance qui tient ses promesses. J’ai bien aimé (même si mon préféré reste le troisième tome, lu avant l’heure !).

« Les MacKintosh, tome 1, Un secret à travers le temps » de Julie Dauge : Voilà une romance qui m’aura beaucoup fait rire… Ce qui est dommage, c’est que ce n’est pas l’humour de l’auteur, lourd à souhait, qui m’a amusée, mais les nombreux anachronismes, les invraisemblances et les exagérations qui bombardent le lecteur au fil des pages. Les personnages sont des caricatures sur pattes, à commencer par l’héroïne, vulgaire et violente (mais tout va bien, car c’est la plus belle, la plus intelligente et la plus forte), son homme (viril, musclé, mais d’une souplesse intellectuelle tout bonnement incroyable), les méchants (très méchants et très bêtes). L’intrigue est tirée par les cheveux, les rebondissements prévisibles. Un vrai bonheur pour les amateurs de tartes à la crème et autres blagues potaches !

« Les attaques de la boulangerie » de Haruki Murakami : Ces deux courtes nouvelles m’ont permis de retrouver l’univers un peu absurde de l’auteur dont j’affectionne décidément la plume. L’irrationnel règne encore une fois en maître ici, donnant une teinte onirique au récit qui sans cela tomberait sûrement à plat. Une lecture plaisante et hélas, trop rapide, comme une friandise vite avalée !

« La maison des mages » d’Adrien Tomas : Voilà encore un auteur dont j’aime la plume et l’univers ! Quel bonheur de retrouver les six royaumes et surtout de voir où la destinée a mené moineau, ce personnage si vite évincé du précédent roman. C’est avec un grand plaisir que je l’ai laissé me balader au fil de son récit (il a un talent certain pour emmener son lecteur là où il le veut). J’ai vraiment passé un excellent moment. Si vous ne connaissez pas cet auteur, je vous le recommande chaudement.

« Steam Sailors tome 1, l’Héliotrope » d’Ellie S. Green : Ce roman est une merveille d’aventure, de mystère, de magie… Le rythme est effréné, les personnages sont savoureux et à chaque page, on brûle de connaître la suite. Et puis quelle plume ! Vive, tendre ou assassine (les dialogues sont un régal). Une lecture magique qui vous fera retomber en enfance, lorsque les récits de pirates faisaient pétiller vos yeux. Je n’ai pas aimé : j’ai adoré !

« L’usurpatrice des Hautes terres » de Natacha J. Collins : Cette romance m’a laissée de glace. Les personnages sont à peine esquissés, pas assez fouillés pour être intéressants, l’intrigue est sans relief et sans originalité. Je me suis ennuyée à mourir, même, et c’est un comble, pendant les rares scènes d’action. Ce n’est vraiment pas le meilleur roman de l’auteur qui nous livre ici une histoire au goût d’inachevé. Si vous n’avez pas de temps à perdre, vous pouvez passer votre chemin.

« Les MacKintosh tome 2, Un amour à travers le temps » de Julie Dauge : Je n’ai pas du tout accroché au premier tome, rebutée, entre autres choses, par l’héroïne. Si elle est encore présente dans ce deuxième volet, elle n’est plus au centre de l’histoire et le réciit y gagne (un peu) en profondeur. Pour autant, les défauts rencontrés dans le précédent opus sont toujours là. Certaines choses m’ont fait bondir, comme l’emploi approximatif d’expressions pourtant connues et très usitées (par exemple « tenir rigueur » que l’auteur transforme en « tenir vigueur »). L’aide d’un correcteur ou de bêta lecteurs chevronnés serait peut-être utile… Pour finir sur une note positive, je vois une légère amélioration dans le style. Je lirai le troisième tome pour confirmer (ou infirmer) cette impression.

« L’Odyssée Dalemark tome 1, les sortilèges de la guiterne » de Diana Wynne Jones : J’affectionne cet auteur, mais j’appréhendais de m’attaquer à cette série qui comporte plusieurs volumes. Finalement, j’ai apprécié l’univers et les personnages qu’on découvre à petites touches à travers leur périple. Cependant, j’ai trouvé que l’intrigue mettait un peu de temps à se mettre en place. J’ai hâte de lire la suite pour voir comment l’histoire évolue.

« L’attrape-cœurs » de J. D. Salinger : Décidée à combler certaines lacunes dans ma culture littéraire, j’ai abordé ce roman sans me douter qu’il allait autant me plaire. Cet adolescent paumé, indécis sur son avenir et en échec scolaire est émouvant, malgré un langage qui se veut provoquant (mais qui ne l’en rend que plus crédible). L’amour fraternel qu’il porte aussi bien à ses frères qu’à sa sœur (que visiblement il adore), est touchant. Ses quelques jours de dérive nous entraine dans sa psyché, torturée comme il se doit, sans tomber dans l’ennui que je redoutais…

« L’appel du highlander tome 1, la prisonnière du highlander » de Mariah Stone : Nous voici dans une très classique romance « à travers le temps » où une jeune femme des temps moderne se retrouve propulsée dans le passé où elle rencontre et tombe amoureuse d’un highlander (bien entendu, fort et viril et très attiré par elle). C’est un roman distrayant, assez bien écrit pour qu’il ne me soit pas tombé des mains, mais sans surprise aucune ni dans le style, ni dans l’intrigue. Vite lu et vite oublié…

« Les chroniques de Narnia tome 1, le neveu du magicien » de C.S. Lewis : La première fois que j’ai abordé les chroniques de Narnia, j’étais dans ma période Tolkien et le choc a été rude. Je n’ai pas du tout accroché et j’ai abandonné. Je ne regrette pas de m’y être remise. C’est un roman jeunesse qui a son charme et que je ferai découvrir à mes enfants d’ici à quelques années. Une belle introduction à la Fantasy, sans la complexité des œuvres plus matures… Je lirai les tomes suivants, mais peut-être pas d’affilée, car je redoute l’overdose quand même.

« L’étoile des Highlands » de Juliette Miller : Je suis assez mitigée quant à mon ressenti vis à vis de cette romance. Si je devais résumer la chose, je dirais qu’il s’agit d’une sorte de « 50 nuances de gris » à la sauce écossaise. Le style de l’auteur n’est pas déplaisant et le parti pris d’user de la première personne du singulier fonctionne plutôt bien, mais les nombreuses envolées lyriques alourdissent inutilement le récit. J’ai dû faire des pauses parfois, pour me remettre de ces longueurs indigestes. Cependant, j’ai trouvé un certain charme à cette lecture et je vais lire avec plaisir les deux autres tomes.

« Le temps fut » de Ian McDonald : Ce petit roman ne paie pas de mine. Le sujet « le voyage dans le temps », n’est pas ce qui se fait de plus original, mais le rythme du récit, le choix des personnages est tel que ça fonctionne plutôt bien et que le lecteur prend plaisir à se laisser mener. J’ai bien aimé cette histoire, même si l’inattendu n’était pas au rendez-vous. Une jolie lecture, grâce à un style concis et fluide. Une belle découverte pour moi !

Journal de lecture de novembre et décembre 2022

La fin d’année a été un peu chaotique entre le Nanowrimo, la visite impromptue de la grippe, puis celle de la bronchite et enfin, la création de mon autoentreprise, autant de choses qui m’ont tenue bien occupée et ont réduit un peu le rythme de mes lectures. J’ai donc choisi de regrouper ces deux derniers mois de lecture. Je profite de l’occasion pour souhaiter à chacun d’entre vous, une bonne et heureuse année, joyeuse et créative !

« Les clés de l’abondance au potager d’Olivier » d’Olivier Puesh : Je suis les vidéos d’Olivier sur Youtube avec beaucoup d’intérêt. Ses conseils sont pleins de bon sens et sa passion pour le jardin est contagieuse. Il nous livre ici un condensé de « clés » pour rendre nos propres jardins fertiles. Je trouve l’ouvrage clair et bien pratique. J’ai pris en tout cas grand plaisir à le lire et je pense le consulter de nombreuses fois encore dans le mois qui viennent. Un livre que je recommande chaudement…

« Le trône des sept îles » d »Adalyn Grace : La couverture du roman est jolie. Il a quelques points forts : des aventures qui s’enchaînent et des scènes décrites sans se préoccuper du « politiquement correct » (il y a du sang, des membres coupé, des blessures), mais je n’ai été emballée ni par le style, ni par l’histoire et le nom de cette héroïne : Amora, quel drôle de choix ! (pardon, mais pour moi, française, c’est évocateur d’un pot de cornichons ou d’un pot de moutarde). Distrayant donc, mais pas indispensable…

« Les âmes pirates » de J.K.Gras : Un joli récit où souffle un vrai vent de piraterie. J’ai beaucoup aimé ces amants infernaux, les rebondissements de l’histoire et même ce final qui nous garde de la mièvrerie. Ce n’est peut-être pas de la grande littérature, mais c’est un sympathique divertissement. Une lecture à laquelle j’ai pris beaucoup de plaisir !

« La passeuse de mots tome 3 : la mémoire de la lune » de Alric et Jennifer Twice : J’attendais ce troisième tome avec impatience. Comme toujours avec ces auteurs, il m’a fallu un moment pour me réaccoutumer à leur plume si particulière, mais une fois que ça a été fait, quel plaisir ! L’intrigue avance au final assez peu, mais on en apprend plus sur la psyché des personnages et personnellement, je brûle de connaître la suite. Une saga que j’aime beaucoup !

« La prisonnière du highlander » de Nicole Locke : Les romances avec de beaux et puissants highlanders, pour moi, c’est comme de boire un chocolat chaud : ça me plonge dans un certain état de bien être. Celle-ci est sympathique, même si les personnages sont parfois puérils. La plume de l’auteur est agréable, même si elle ne transcende pas le genre. Bref, avec une bonne boisson chaude (un chocolat ?), un plaid et un fauteuil confortable, tous les ingrédients sont réunis pour passer un moment cosy…

« La lectrice tome 1 » de Traci Chee : Si les premières lignes ont été pour moi un peu rébarbatives, je ne regrette pas de m’être accrochée et d’avoir lu ce roman. Les personnages se sont révélés bien plus attachants que je ne l’aurais cru et l’univers riche et surprenant. J’ai hâte de lire les tomes suivants, car je retrouverai les héros avec plaisir !

« Le retour des highlanders tome 1 : le gardien » de Margaret Mallory : En ce moment, je lis des romances pleines d’hommes en kilt… Bien sûr, la qualité des romans en questions n’est pas forcément égale. Ici, le niveau est honnête, l’histoire sympathique, même si le personnage masculin m’a un peu exaspérée parfois. J’ai donc lu toute la série dans la foulée. Bref, une lecture reposante, récréative comme je les aime en cette fin d’année.

« Le retour des highlanders tome 2 : le séducteur » de Margaret Mallory : Ce tome est axé sur le personnage d’Alex, coureur de jupons invétéré, qui bien sûr, s’assagit pour les beaux yeux de sa belle. J’ai bien aimé la belle en question qui ne manque pas de caractère et que j’ai trouvé généreuse (peut-être un peu trop d’ailleurs). Je ne suis pas certaine de garder longtemps ce roman en tête, mais c’était une lecture divertissante.

« La promise du clan Kincardine » de Shana Abé : Si l’histoire est sympathique et pleine de bonnes idées, je n’ai pas été touchée par les personnages à la psychologie un peu légère. Oui, la romance est plaisante, mais les ficelles sont grosses et éculées. Quel dommage, car il y avait là une certaine dose d’originalité !

« Le retour des highlanders tome 3 : le guerrier » de Margaret Mallory : C’est pour moi le moins bon volet de la série. Les personnages m’ont crispée, les différents ressorts de l’intrigue aussi. Je me suis ennuyée ferme lors de certains passages et les motivations des personnages m’ont souvent paru invraisemblables. Le seul point positif, c’est la plume de l’auteur qui évite de rendre le récit totalement indigeste.

« Le retour des highlanders tome 4 : le chef » de Margaret Mallory : Je n’ai pas lu la série dans l’ordre (pour changer) et c’est par ce tome que je l’ai commencée. J’ai beaucoup aimé ce personnage féminin avec une forte personnalité, doublée d’une grande sagesse. En comparaison, le personnage masculin, Connor, m’a semblé un peu moins intéressant. Cependant, c’est des quatre tomes , celui que j’ai préféré. Un joli moment de lecture, légère et distrayante (et c’est pile poil ce dont j’avais besoin).

« Farouches Highlanders tome 1 : Hannah et le highlander » de Sabrina York : J’ai apprécié le personnage d’Alexander pour son côté maladroit et bourru. Cette romance a été un vrai moment de plaisir, à tel point que même les ressorts un peu usés de cette fiction ne m’ont pas fait râler (et pourtant, c’est ma spécialité). Je me suis régalée.

« Farouches Highlanders tome 2 : Susana et l’Ecossais » de Sabrina York : Ce roman était plaisant à lire, mais je n’y ai pas retrouvé le charme du précédent tome. Les personnages étaient moins attachants pour moi que ceux d’Alexander et Hannah… Ceci dit, j’ai aimé l’indépendance de Susana et son caractère entier. Divertissant à défaut d’être original…

« Farouches highlanders tome 3 : Lana et le laird » de Sabrina York : La principale qualité de cette romance est le contrepied pris avec un personnage masculin qui au premier coup d’œil manquerait de virilité… au premier coup d’œil seulement ! Cependant, le côté un peu farfelu des personnages et de l’intrigue en rebutera sûrement plus d’une. J’ai passé pour ma part un moment agréable, même si beaucoup de passages reprenaient des évènement survenus dans le précédent tome (le côté répétitif était un peu lassant).

« La forteresse des highlands » de Kathleen Givens : Je ne sais pas ce qui m’a le plus rebutée dans ce récit : la structure même du roman avec son « méchant » qui n’arrive pas à sortir son épingle du jeu (malgré moults rebondissements destinés à le rendre aussi machiavélique qu’effrayant) ou ses personnages principaux plutôt insipides (j’ai été nettement plus intéressée par les personnages secondaires, ce qui est un peu dommage). Une lecture qui m’a frustrée plutôt que divertie…

« La lectrice tome 2 : l’Oracle » de Tracy Chee : Ce second tome ne m’a pas déçue. Les pouvoirs de Sefia et le talent d’Archer se précisent. Le livre les met sur le chemin inéluctable de leur destinée… L’action, le foisonnement de personnages tant anciens que nouveaux sont un pur plaisir. J’ai été happée par le récit d’un bout à l’autre et je n’ai qu’une envie : lire la suite !

« Les mondes de Chrestomanci, tome 1 : ma sœur est une sorcière » de Diana Wynne Jones : Si ce joli roman jeunesse n’est pas aussi « magique » que « Le château de Hurle », il recèle suffisamment de fantaisie et de rebondissements pour séduire le lecteur. Je n’ai pas été très convaincue par le personnage de Gwendoline, mais Chat a un charme certain. Une belle histoire à mettre entre les mains des jeunes lecteurs.

« Ecriture : mémoires d’un métier » de Stephen King : Le célèbre auteur nous livre ici, en plus de quelques anecdotes retraçant sa carrière d’auteur, quelques précieux conseils d’écriture. Si je n’adhère pas à tout ce qu’il dit, j’ai tout de même trouvé quelques réponses à des questions que je me posais et puis, rien que pour son humour, cette lecture vaut le détour !

« Le trésor des highlands, tome 1 : Une étourdissante épouse » de May McGoldrick : Toujours dans ma boulimie de romances dans les highlands, j’ai été passablement déçue par ce roman. Je m’attendais à une héroïne au caractère bien trempée;, avec un zeste de fantaisie, ce que semblait annoncer quelques traits la décrivant en début de récit, mais très vite, cela s’est estompé et la romance a noyé la malheureuse dans la mièvrerie. Je ne suis pas sûre d’aller lire les tomes suivants…

« La fierté des Highlanders, tome 1 : le secret des Sutherlands » de Sharon Cullen : J’ai beaucoup aimé cette romance et la manière dont les personnages sont traités, à l’exception du « méchant », trop caricatural à mon goût. Il y a de beaux passages et même si le tout reste pétri de bons sentiments, j’ai passé un bon moment.

« Les MacCabe tome 1 : dans le lit du Highlander » de Maya Banks : Si j’ai bien aimé la première partie du récit, la découverte des différents protagonistes, les péripéties vécues par l’héroïne et le charme naïf de celle-ci, la seconde partie m’a semblé redondante et je me suis parfois ennuyée. Je ne sais pas vraiment pourquoi d’ailleurs, mais peut-être est-ce dû au trop grand nombre de retournements de situation qui ont fini par m’agacer et me gêner dans ma lecture.

« Les MacCabe tome 3 : le Highlander qui ne voulait plus aimer » de Maya Banks : N’ayant pas encore lu le second tome (oui, j’aime lire dans le désordre… je suis définitivement une adepte du chaos), je ne peux établir de comparaison qu’avec le premier tome. J’ai nettement préféré cet ultime tome car l’héroïne, malgré ses failles, est une véritable combattante et une forte tête. Son alter ego masculin n’est pas en reste avec son caractère de cochon et son côté rugueux.

Le dur labeur de la réécriture

Je suis toujours en plein Nanowrimo (pour rappel, il s’agir d’écrire 50000 mots durant le mois de novembre). J’avance bien dans l’écriture de ce premier jet. Il est vrai qu’une fois qu’on a jeté tous les soucis de style et de cohérence aux orties, tout devient plus facile. Seulement, à la fin du mois de novembre, la fête sera finie et il faudra envisager l’étape de la réécriture. Je pense même que je pourrais mettre « réécriture » au pluriel tant il y aura de niveaux de travail différents à effectuer.

J’ai toujours été un peu (beaucoup) brouillon dans mon écriture. Ce sera donc une première pour moi de revenir sur ce qui est une ébauche de texte, pour en faire quelque chose de plus abouti. Jusqu’à présent, je n’ai fait ce genre de travail que sur de rares textes : tous des textes courts (nouvelles ou contes). Je me demande encore, à l’heure qu’il est, par quel bout je vais commencer ! Si vous avez une méthode de travail bien rôdée, n’hésitez pas à la partager. Je suis toujours heureuse d’apprendre comment d’autres auteurs travaillent.

Belle et douce fin de journée à tous !

Le Nanowrimo 2022

Bonjour !

Me voilà de nouveau lancée dans le Nano de cette année. Le challenge (pour ceux qui ne connaissent pas) : écrire 50000 mots en l’espace d’un mois. C’est l’occasion pour moi d’écrire le premier jet d’un roman, car je manque souvent de motivation pour terminer ce genre de choses. Cette année, j’aimerais aller plus loin et enchaîner sur la réécriture de ce premier jet et sa correction… Si je tiens le cap, j’envisagerai peut-être de me lancer dans l’autoédition de ce texte, histoire de me faire la main et de me confronter vraiment aux critiques, hors du carcan bienveillant de mon blog.

Si vous avez une expérience du Nanowrimo, que vous y participez, ou que vous vous êtes lancés dans l’autoédition, n’hésitez pas à me faire part de votre expérience en commentaire. J’aurai vraiment plaisir à échanger avec vous !

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