Journal de lecture de septembre 2022

« Les Outrepasseurs tome 1: les héritiers » de Cindy Van Wilder : Voici un roman intéressant qui a un pied dans la Faërie, mais qui peine quand même à décoller et j’attends de lire la suite pour me faire une opinion plus nuancée. J’ai beaucoup aimé le côté cruel, comme il se doit, des faés, mais les héritiers sont trop peu présents pour le moment pour vraiment attirer la sympathie ou l’antipathie du lecteur. Un premier tome en demi-teinte.

« Vampyria tome 3 : La cour des ouragans » de Victor Dixen : Plus je lis cet auteur et mieux j’apprécie sa plume, son imagination et ses pointes d’humour glissées ça et là, sans avoir l’air d’y toucher, comme autant de clins d’œil au lecteur. J’ai retrouvé avec plaisir Jeanne pour cet ultime volet consacré à ce personnage et je n’ai pas été déçue. L’imaginaire teinté d’horrifique, mais sans excès, m’a ravie. Un très bon titre que je n’ai pas lâché avant la fin…

« L’insoumise et le pirate » de Natacha J. Collins : Ayant décidé de me plonger dans l’univers des pirates, je me suis dit que je pouvais commencer par une romance… Mais si celle-ci n’est pas désagréable à lire (bien qu’entachée de quelques défauts récurrents dans ce type d’ouvrages), je suis restée sur ma faim quant aux pirates et à leurs mœurs. Une lecture parfaite pour les jours de pluie… ou les jours d’ennui.

« A la cour d’Aliénor, l’intégrale (trois romans) » d’Anne Herries : Ah, le Moyen-âge, les chevaliers, l’amour courtois… une romance, que dis-je, trois romances porteuses de belles promesses ! Si je n’ai pas été emportée par le romantisme échevelé de ces récits, j’avoue que j’ai bien ri (une des héroïnes trouve sous son oreiller, je cite « un parchemin avec une trace de baiser »… Comment son soupirant a-t-il réalisé cet exploit ? Avec du rouge à lèvres peut-être ? ). Les personnages masculins sont de vraies têtes à claques et leurs comparses féminines, qui se veulent pourtant indépendantes, de mièvres femmes dociles et soumises. Bref, insupportable !

« Neverwhere » de Neil Gaiman : Quelle expérience ce livre complètement barré dans le « Londres d’en-dessous », sorte d’univers parallèle peuplé de personnages étranges et inquiétants. J’ai été séduite par ce drôle de récit, cruel parfois, méchamment drôle, encore que résolument tourné vers l’humour noir. Les personnages principaux en revanche, ne m’ont pas convaincue. Ils manquaient un peu de consistance, le héros était plutôt mou. Néanmoins, c’est une lecture que je conseille pour son originalité.

« La captive du pirate » d’Anne Herries : Quel drôle de choix de titre ! Si on lit attentivement le roman, à aucun moment, l’héroïne n’est captive d’un pirate… Et si seulement c’était le seul défaut ! Le texte est mal rythmé, l’auteur abuse des coïncidences et livre toutes ses cartes trop tôt dans le récit, si bien que les derniers chapitres, mièvres à souhait, sont aussi ennuyeux qu’inutiles. Une romance à fuir !

« Histoire éternelle » de Liz Braswell : Le conte de la Belle et la Bête est un de mes contes préférés et un de mes tout premiers souvenirs de lectrice. L’adaptation animée de Disney, gentillette, m’avait peu convaincue et je me suis dit en ouvrant ce livre que l’histoire serait moins mièvre. Même si c’est le cas, le récit perd beaucoup de son charme sous la plume de Liz Braswell. Je l’ai trouvé brouillon, échevelé et à aucun moment je n’ai éprouvé de sympathie pour l’un ou l’autre des personnages. Ce fut une grosse déception pour moi.

« La carte des confins, tome 1 » de Marie Reppelin : Un roman jeunesse bien sympathique qui mêle romance et pirates. Bien sûr, il n’échappe pas à quelques clichés, qu’il s’agisse de l’univers de la piraterie ou de celui de la romance, mais il est très agréable à ire car bien rythmé et bien écrit. Je vais dévorer le second tome comme j’ai dévoré le premier (si toutefois il est à la hauteur). Une lecture que je recommande (et pas seulement aux plus jeunes).

« Haut-Royaume tome 1 : Le chevalier » de Pierre Pevel : Il y a des valeurs sûres en littérature et Pierre Pevel en est une. J’ai peiné sur les premiers chapitres, mais une fois que je suis entrée dans l’histoire, je me suis laissée porter jusqu’à la fin de ce premier tome qui est arrivée bien trop vite à mon goût. J’ai hâte de lire la suite !

« Iskari, tome 1 » de Kristen Ciccarelli : Beau, intelligent, frais, original et sans concession… C’est ainsi que je résumerais ce roman qui m’a littéralement transportée. Je ne m’y attendais pas, mais j’ai eu un vrai coup de cœur pour ce récit bien mené avec ses personnages inoubliables. Et puis, ce roman est peuplé d’histoires et de dragons : tout ce que j’aime ! Une belle lecture qui me fait à la fois désirer lire la suite et la redouter, de peur de ne pas retrouver ces belles émotions dans les tomes suivants.

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« La malédiction d’Old Haven » de Fabrice Colin : Un roman jeunesse plein de mystère, de rebondissements, de magie et d’aventures… et pourtant, je n’ai pas été totalement séduite. Peut-être contenait-il trop d’éléments disparates pour former un tout harmonieux car on y trouve aussi bien des sorcières, des spectres, des dragons que des pirates et même un peu de Cthulhu. Peut-être souffre-t-il aussi d’un léger problème de rythme. Et puis, il y a ces personnages dont je n’ai pas toujours saisi l’utilité pour le récit. Néanmoins, il est original et se lit facilement. Une curiosité à découvrir…

« Cavalier Vert, tome 2 : la première cavalière » de Kristen Britain : J’ai entamé ce deuxième tome en redoutant de ne pas retrouver le plaisir éprouvé lors de la lecture du premier. Une crainte inutile, car l’auteur a su poursuivre son récit sans sombrer dans la banalité et je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. J’espère que la suite sera tout aussi savoureuse ! Une très jolie lecture…

« Odd et les géants de glace » de Neil Gaiman : J’ai bien aimé ce joli conte, plutôt destiné aux enfants et qui est un bon moyen de les amener à s’intéresser à la mythologie nordique. Je suis un peu restée sur ma faim, car le récit est plutôt simpliste, la conclusion facile et sans aucune surprise. Les personnages sont caricaturaux, même pour un récit destiné aux plus jeunes, l’auteur aurait pu faire un effort à ce niveau (d’autant que « Coraline » du même auteur, ne souffre pas de ce défaut). Bref, j’ai comme un petit goût d’inachevé qui me gâche un peu le plaisir.

« Agnès de Chastillon » de Robert Ervin Howard : Je n’avais lu que les « Conan » du même auteur et franchement, je suis heureuse d’être tombée par hasard sur ces nouvelles relatant les aventures de ce personnage féminin haut en couleurs. Violente, forte, indépendante, Agnès ne manque pas d’audace et aucun homme ne lui impose sa loi. Un excellent divertissement qui se lit avec beaucoup de facilité.

« La ballade de Pern, tome 3 : le chant du dragon » d’Anne McCaffrey : Une nouvelle incursion dans le monde de Pern à travers le regard de Menolly, jeune fille talentueuse, mais qui ne peut laisser son don s’exprimer sous prétexte qu’elle est une fille. J’aime cette peinture à petites touches de ce monde et de son histoire, cependant, l’intrigue m’a semblée un peu bâclée avec une fin précipitée et tirée par les cheveux. Dommage tout de même…

« Bilbo le Hobbit » de J.R.R. Tolkien : S’il y a un livre que je relis souvent et avec plaisir, c’est bien celui-ci. Je suis impatiente de partager cet univers avec mes enfants qui sont pour le moment encore trop petits, mais je leur envie cette première incursion, préalable à l’inégalable Seigneur des anneaux. Bien sûr, il souffre de quelques petits défauts qui alourdissent le récit (comme toutes ces fois où le narrateur s’adresse au lecteur, anticipant l’action), mais quand je l’ai eu entre les mains pour la première fois, la fantasy était bien plus difficile à trouver qu’aujourd’hui (je parle de cette époque où Internet n’existait même pas !). Quel émerveillement de découvrir les elfes, les nains, les gobelins… et, entre autres créatures extraordinaires, le Hobbit ! Si ce n’est pas encore fait : lisez-le !

« La fiancée au corset rouge » de Pascale Dussault : Quelle bonne surprise que ce roman ! Roman d’aventure et romance, il m’a tenue en haleine jusqu’à la dernière page et j’ai déjà commencé le second tome dans la foulée. J’ai bien aimé le personnage principal, avec ses forces et ses faiblesses… mais les autres protagonistes de l’histoire ne sont pas en reste. Et puis, il y a des pirates ! J’adore les histoires de pirates ! Un excellent moment de lecture pour moi…

Red

Voici longtemps que je n’avais pas écrit et l’atelier d’écriture de Marie m’a donné l’occasion de m’y remettre : Je vous retrouve avec plaisir et vous propose, pour la semaine prochaine, d’écrire un texte à partir de la phrase d’introduction suivante: “On ne lui connaissait pas de nom mais dans le village les rumeurs allaient bon train…”

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On ne lui connaissait pas de nom mais dans le village les rumeurs allaient bon train… On disait qu’il était peut-être le fils illégitime du seigneur, celui du chef du village ou encore celui du prêtre d’Aérion. Impossible d’interroger sa mère à ce propos : la malheureuse était décédée en mettant son bâtard au monde. Il ne restait au gosse que son grand-père, un vieux barbon, qui lui faisait payer la faute de ses parents à grands renforts de taloches et de coups de pied dans le derrière.

On plaignait l’enfant à l’époque, car il ne semblait pas manger tous les jours à sa faim et portait des hardes dont le pire des pouilleux n’aurait pas voulu. Cependant, on se gardait bien de le nourrir ou d’intervenir lorsque le vieux, ivre de mauvais vin et de rage, le battait comme plâtre. Non, personne ne souhaitait se mêler d’une affaire de famille aussi douteuse.

Puis le temps passa et il devint adolescent. Un grand gars, d’un roux incandescent, si haut et si baraqué que le vieux avait cessé depuis longtemps de lever la main sur lui, de peur de se voir rendre coup pour coup. Quelques gamins lui avaient bien cherché des noises, mais après y avoir laissé quelques dents, aucun d’eux n’y était retourné. Sa force hors norme et son courage lui permit de se louer auprès des fermiers des environs, jusqu’à ce que le forgeron lui propose de le prendre en apprentissage. Son propre fils s’était fait soldat et il désespérait de trouver quelqu’un pour reprendre son affaire.

Red, ainsi que l’avait nommé son maître, était doué…. Il saisissait au quart de tour les gestes et les connaissances enseignés par son mentor. Cependant, il manquait de discipline et le forgeron se heurtait au caractère buté du jeune homme, chaque fois qu’il voulait lui imposer ses vues. Puis Red commença à s’intéresser aux filles et plus rien ne fut comme avant. Si leurs parents voyaient d’un mauvais œil ce garçon sans le sou et aux origines douteuses, les jouvencelles, elles, ne voyaient que son regard de braise et sa musculature sans commune mesure avec celle des autres jeunes du village.

Il fallait voir les demoiselles venir à la forge sous n’importe quel prétexte et battre des cils devant l’apprenti qui ne se faisait pas prier pour profiter de l’aubaine. Le forgeron réparait les pots cassés derrière son disciple, lorsque des pères indignés venaient se plaindre de son comportement avec leurs filles. Hélas, un jour Red répondit aux avances de la fille du seigneur. Son maître aurait dû le livrer aux soldats qui le cherchaient dans tout le village pour le traîner devant leur suzerain. En dépit des frasques du jeune homme, le forgeron s’était attaché à lui. Alors, il lui prépara un baluchon avec des vivres, une bourse rondouillarde et même un sabre, qu’il avait forgé avec le concours de Red. Puis il le poussa sur le chemin et lui enjoignit de s’éloigner au plus vite.

Il ne le revit jamais. Il sut juste que les soldats ne l’avaient pas trouvé, car ils passèrent plusieurs jours à battre la campagne pour tenter de trouver sa trace. Les années passèrent. La forge avait éteint ses feux depuis longtemps et les jouvencelles séduites par l’apprenti s’étaient transformées en mères de famille, traînant derrière elles de bruyants marmots. L’ancien forgeron buvait une bière tiède à l’auberge lorsqu’un messager royal s’arrêta sur la place pour placarder de nouvelles affiches de hors la loi.

Parmi les trognes patibulaires de tous ces gibiers de potence, le vieil homme reconnut Red, dont le portait, plutôt bien exécuté, souriait de toutes ses dents. Comme il ne savait lire que les chiffres, il demanda à l’aubergiste qui l’avait suivi de lui dire ce l’avis racontait.

« Ton foutu disciple, grogna celui-ci qui avait aussi reconnut le garçon, s’est fait pirate ! Non content d’avoir déshonoré nos filles, il est devenu gibier de potence ! » Il cracha au sol avec mépris, laissant le forgeron seul. Celui-ci retint un sourire. C’était sûrement idiot de sa part, mais il se sentait fier de son petit gars, car de toutes les primes affichées, celle de Red était la plus élevée. Un pirate, certes, mais pas n’importe lequel !

Migraines d’enfer

Ah ces jours de pénombre, cachée sous la couette, roulée en boule en espérant contenir cette douleur qui pulse dans ma tête, dans mes yeux, qui envahit ma nuque, la raidit puis me soulève l’estomac ! La position debout est une torture, la lumière et le son, des agressions, le quotidien, un enfer impossible à gérer. Le temps file lentement alors, partagé entre la douleur et la frustration de ne pas pouvoir seulement lire.

Elles reviennent sans cesse, plus fidèles que le plus fidèle des compagnons, de plus en plus présentes, de plus en plus envahissantes. Les yeux fermés, le cœur au bord des lèvres, je les maudis de toute mon âme, ces compagnes des heures sombres, ces migraines, mon enfer…

Accrocher la lumière

On croise sur les blogs, toutes sortes de personnes, mais certaines vous touchent au cœur et à l’âme et Marie est de celles-là. Il y a toujours de la couleur, de la lumière dans ce qu’elle écrit, qu’il s’agisse des teintes dont elle peint le monde ou de celles dont elle déroule les sentiments. Je vous invite à découvrir son dernier ouvrage en date « Accrocher la lumière » dont vous apprécierez sans doute cette petite musique intérieure propre à la plume de Marie…

Si vous ne la connaissez pas encore, son blog est aussi un lieu où on peut goûter son écriture et partager son regard sur le monde qui l’entoure. Un regard sincère et sensible.

Une envie soudaine…

Depuis quelques jours, une envie impérieuse d’écrire m’a saisie. Même si c’est une bonne nouvelle en soi (je n’ai pas écrit depuis près de deux mois), comme souvent cette envie ne me conduit pas là où je l’aurais voulu. Alors que j’ai tant de récits en cours et de textes à retravailler, c’est une nouvelle histoire qui me hante. Les personnages et l’intrigue se dessinent peu à peu et la seule manière de les chasser de mon esprit, c’est de les coucher sur papier (quant à savoir si le texte sera intéressant, c’est une autre histoire !).

Me voici donc plongée dans l’univers de la piraterie, car c’est là le sujet de cette histoire, un monde en soi qui m’a toujours passionnée. Si vous avez des livres (y compris des fictions), films ou documents à me conseiller sur la question, je suis preneuse. Je publierai probablement mes écrits sous forme de feuilleton (mon format préféré), car c’est une bonne manière d’arriver au bout d’un récit. Belle et douce journée à tous !

Reprise…

Hier, comme bien des écoliers, mes enfants ont repris le chemin de l’école. Un moment qui me laisse toujours partagée entre soulagement et trac (car oui, j’ai le trac pour mes enfants qui eux, sont parfaitement sereins). Le retour au calme, après cette agitation de deux mois entre cris, rires et jeux de mes petites canailles est presque violent. J’ai perdu l’habitude du silence, mais je m’y remets peu à peu.

Après une journée de ménage frénétique, indispensable pour effacer les traces de ces grandes vacances estivales, je retrouve mon rythme, mes envies d’écriture, mes projets… bref, je me recentre sur moi. J’ai tant de choses à faire, tant d’idées qui bouillonnent, qu’il va me falloir un petit moment pour organiser mon emploi du temps. Néanmoins, j’escompte bien reprendre l’activité sur mon blog, mener à bien quelques projets d’écriture qui trottent dans la tête et me remettre au sport (ce dont je suis incapable quand les enfants sont à la maison, par manque d’énergie). J’ai beaucoup à faire aussi dans le jardin, que la chaleur a fait souffrir. Et puis, j’ai envie de retrouver la plume des blogueurs et blogueuses que je suis avec plaisir, mais dont j’ai un peu perdu le fil ces derniers mois.

Je vous souhaite une belle et douce rentrée à tous !

Journal de lecture d’Août 2022

« Les dieux silencieux tome 1 : le Maître des chagrins » de Justin Travis Call : Même s’il ne révolutionne pas le genre, ce premier tome se lit facilement. J’ai eu un peu de mal à m’attacher aux personnages au début et à entrer dans le récit, mais quand l’action s’est installée, je me suis laissée porter. J’attends de lire la suite avant de me prononcer sur la qualité de ce roman, mais pour le moment, je le trouve plutôt moyen (on n’attend pas fébrilement la suite, mais on n’est pas non plus rebuté à l’idée de la lire). Malheureusement, le récit semble baigner dans un certain manichéisme et c’est pour moi assez rédhibitoire…

« L’oasis du désir » d’Abby Green : J’aime les romances, pas à l’excès, mais je prends plaisir à en lire quand elles sont bien écrites. Ici, encore une fois, se pose le problème du rythme, de la vraisemblance et de la psychologie des personnages qui se veut fouillée, mais qui est surtout truffée d’incohérences… Tout ça pour aboutir à l’inévitable happy end qui arrive comme un cheveu sur la soupe. Je vous fais grâce des clichés, c’est un peu la marque de fabrique des collection Harlequin !

« Le sortilège du désert » de Susan Stephens : Voilà un roman qui ne manque pas d’effets de manches, de rebondissements, de situations plus ou moins cocasses et de coïncidences étranges…. et pffff ! Le soufflé retombe accablé par toutes ces invraisemblances. Le héros masculin qui se veut fort et décidé est insipide et désagréable, l’héroïne, elle, est censé être amusante et attendrissante : elle est exaspérante et creuse. Bref, passez votre chemin !

« L’aube des dragons » d’Anne McCaffrey : Ce tome raconte l’arrivée et les débuts de la vie sur Pern d’une colonie humaine… On y découvre tout un univers, des lézards de feu, des dragons, une nouvelle société qui se met en place. S’agissant d’un livre lu dans ma jeunesse, il y a moultes années, je craignais de trouver le style plat ou maladroit et de m’ennuyer, mais l’auteur connaît son métier et j’ai retrouvé sa plume avec plaisir. Si j’en ai l’occasion, je relirai/ lirai les autres tomes avec plaisir.

« La châtelaine et le viking » de Penny Watson-Webb : Une romance honnête qui permet de passer un bon moment, même si elle n’apporte rien de nouveau au genre. Bien sûr, elle comporte son lot d’extravagances et d’incohérences, mais pour une fois, ça ne m’a pas trop gênée dans ma lecture. Un roman vite lu pour passer une soirée tranquille…

« La captive du Sahara » de Pénélope Neri : Voilà une romance que j’ai beaucoup aimée. Pleine de rebondissements (et d’effets de manches plus ou moins crédibles), elle m’a tenue en haleine et c’est rarement le cas avec ce genre de littérature. Un très bon divertissement, une plume agréable pour une lecture légère et sans prise de tête. Mon côté ronchon nuancera les choses en ajoutant qu’on ne passe pas loin de la caricature pour les différents personnages qui peuplent ce roman, mais il n’en reste pas moins que j’ai pris beaucoup de plaisir à le lire.

« King of Scars, tome 2 : le règne des loups » de Leigh Bardugo : J’ai retrouvé avec grand plaisir les personnages de Grisha pour lesquels la destinée se dessine peu à peu. Le happy end m’a un peu heurtée. J’aurais préféré je crois, un peu plus de drames. Cependant, je me suis régalée. D’autant qu’on croise aussi les personnages de « Six of crows » qui est pour le moment le roman de l’auteur que je préfère (il m’en reste encore quelques-uns à lire, peut-être que je changerai d’avis). Une belle lecture que je recommande aux fans de cet univers.

« Les livres de Corum, tome 1 : le chevalier des épées » de Michael Moorcock : L’univers de Moorcock me semblait un peu hermétique lorsque j’étais plus jeune, mais les années ont passé et cette relecture a été plaisante. J’y retrouve les mêmes émotions et la même fantaisie que dans les écrits d’un Jack Vance. Une très bonne lecture et un auteur dont j’affectionne la plume et l’univers. Il ne plaira pas à tous, mais les amateurs du genre, eux, savoureront !

« La quête d’Ewilan tome 1 : D’un monde à l’autre » de Pierre Bottero : Voilà un joli roman jeunesse qui emportera grands et petits. Bien écrit, bien rythmé, on ne s’ennuie pas une seule seconde. Bien sûr, la psychologie des personnages reste un peu superficielle, mais on évite la caricature et les facilités narratives et rien que pour ça, il vaut d’être lu. Les autres tomes sont dans ma PAL, je vais les lire avec beaucoup d’intérêt.

« Vampyria tome 2 : La cour des miracles » de Victor Dixen : J’ai retrouvé la plume si particulière de Victor Dixen avec grand plaisir. L’intrigue ne connait pas de temps mort et son héroïne va de surprise en surprise en gardant son courage intact. La galerie de personnages est délectable. J’ai particulièrement apprécié le diplomate anglais punk…. Une sacrée trouvaille tout de même ! Un livre que je recommande sans hésiter.

« Voyage au centre de la Terre » de Jules Verne : Voilà un classique qu’on ne présente plus… Une relecture plaisir pour moi, car Jules Verne reste un de mes auteurs préférés (un de ceux qui ont enchanté mon enfance). On suit les péripéties d’Axel, de son oncle, le professeur Lidenbrock et de leur guide islandais, Hans. Sur les traces d’un explorateur du passé, ils s’engagent dans un cratère qui doit les emmener vers les entrailles de la planète. Si l’émotion n’est pas forcément au rendez-vous (je n’ai jamais réussi à m’identifier aux personnages que je trouve peu attachants), l’aventure est prenante et tient le lecteur en haleine de bout en bout. Un bonheur de lecture !

« Fifi Brindacier : l’intégrale » d’Astrid Lindgren : Ce fut la lecture de l’été partagée avec mes enfants qui se sont délecté de l’impertinence de la petite rouquine, de ses facéties et de ses aventures rocambolesques. Un classique de la littérature enfantine qui n’a rien perdu de sa modernité. Cette lecture m’a valu beaucoup de questions de la part de mes loulous, très intrigués par cette gamine capable de vivre sans ses parents et dotée d’une force surhumaine. Elle va continuer à alimenter quelques temps nos conversations !

« Cavalier vert tome 1 » de Kristen Britain : J’ai abordé cette saga avec curiosité et j’ai été bien inspirée de m’y atteler car ce premier tome m’a vraiment plu. L’univers, les personnages et l’action m’ont happée assez rapidement. J’espère que les tomes suivants sont aussi bons car j’ai passé un très bon moment. Si vous aimez la fantasy, n’hésitez pas : ce titre est un petit bijou !

« Adorable Sophy » de Georgette Heyer : Une petite romance qui repose entièrement sur l’extravagance de son personnage principal, la fameuse Sophy qui ne ménage pas ses efforts pour secouer le quotidien de ses cousins et de ses cousines chez lesquels elle est reçue. Le roman est sympathique, assez bien écrit… la romance quant à elle ne m’a pas convaincue : cousue de fil blanc, truffée de situations invraisemblables. Elle mérite d’être lue cependant, ne serait-ce que par curiosité.

Journal de lecture de juillet 2022

« La romance de ténébreuse : la belle fauconnière » de Marion Zimmer Bradley : Romilly est destinée à devenir une épouse, une dame servant son seigneur et sa maison, mais parce qu’elle a le don de communiquer avec oiseaux et chevaux, et de les apprivoiser, elle préfère fuguer et s’émanciper, quitte à se faire passer pour un garçon. J’ai toujours aimé la plume de cet auteur avec laquelle j’ai découvert une certaine littérature, il y a fort, fort longtemps. Il m’en reste une tendresse pour ses écrits qui ne me rend pas forcément objective. J’ai bien sûr adoré ce récit, même si le schéma narratif n’échappe pas à quelques facilités. Un bon moment de lecture qui m’a replongé dans ma jeunesse (ça n’a pas de prix !).

« La geste du sixième royaume » d’Adrien Tomas : de la bonne fantasy, des personnages qu’on suit avec plaisir, un univers solide et plein de surprises… Un vrai plaisir cette lecture ! Je l’ai savourée et j’en redemande. Les batailles étaient épiques, les rebondissements multiples et les nombreuses créatures qui peuplaient ce sixième royaume, intrigantes (à défaut d’être attachantes). J’ai aussi apprécié le final. Voilà une belle plume et une imagination fertile qui feront les délices de nombreux lecteurs…

« La vie des elfes » de Muriel Barbery : Au risque de me répéter, j’aime la fantasy, le fantastique, le folklore, la mythologie et le titre me promettait une balade dans l’un ou l’autre de ces genres…. Et puis, comme j’avais aimé l’élégance du hérisson, je pensais que je ne pourrais pas être déçue. Regrettable erreur ! Oui, la plume est belle, mais le texte est abscons, source d’ennui, même lorsqu’il y a de « l’action » (je mets entre guillemets pour n’induire personne en erreur). J’aurais mieux fait de passer ma route. J’ai poussé un soupir de soulagement en tournant la dernière page !

« Les cités des Anciens tome 8 : le puits d’argent » de Robin Hobb : Voici un livre dont j’ai retardé la lecture par peur de clore trop vite la saga… Peine perdue, c’est toujours trop tôt avec Robin Hobb et j’aurais aimé poursuivre encore longtemps en compagnie des dragons et de leurs gardiens. Je regrette un peu la fin vite expédiée des quelques méchants de l’histoire tels que Hest, le duc de Chalcède et ses comparses. Ils auraient mérité de souffrir un peu plus. Je reste un peu sur ma faim, mais c’est parce que j’en voudrais toujours plus. Une excellente saga bien écrite, vivante, avec des personnages inoubliables.

« L’enfant du Cheikh » de Susan Stephens : Toutes les romances ne se valent pas… Celle-ci commençait sur les chapeaux de roues. En quelques pages, les personnages avaient déjà couché ensemble. Un climax trop vite atteint dans le récit qui n’a ensuite cessé de retomber comme un soufflé raté. Je ne parle même pas de la conclusion hâtive, sans relief et qui n’a d’autre intérêt que de libérer enfin le lecteur d’une histoire qui tournait un peu en rond. Un grand bof pour moi !

« Chantefables et Chantefleurs » de Robert Desnos : Un poète dont j’ai, comme beaucoup, croisé la route pendant ma scolarité. Une belle redécouverte et un moment de partage avec mes enfants qui découvrent à peine la poésie (et la fantaisie de cette plume) et qui ont apprécié les poèmes lus au coucher. Nous avons tous beaucoup aimé !

« Le Manoir tome : Liam et la carte d’éternité » d’Evelyne Brisou-Pellen : Je n’ai pas été immédiatement séduite par ce roman. J’avais le sentiment de lire une histoire maintes fois réchauffée… Puis au fil des pages, j’ai finalement été intriguée, surprise et happée. Ce premier tome est vite lu, d’autant qu’on a hâte de passer au chapitre suivant pour avoir le fin mot de l’histoire. Maintenant qu’un des plus grands mystères du Manoir a été résolu, j’attends de lire les prochains tomes pour voir si l’auteur saura encore me tenir en haleine. Une belle lecture jeunesse !

« American Gods » de Neil Gaiman : Je me suis fait plaisir avec ce roman où se croisent les dieux de diverses mythologie sous un aspect pas forcément glorieux. Le personnage principal est complètement paumé et le lecteur se paume avec lui dans un joyeux bazar… J’ai moins aimé la fin à rallonge qui finalement tombe un peu à plat, mais dans l’ensemble, ça reste un roman très sympa à découvrir.

« Les dossiers Cthulhu tome 3 :Sherlock Holmes et les démons marins » de James Lovegrove : J’ai adoré les deux précédents tomes et celui-ci ne m’a pas déçue. Le mélange des deux univers Sherlock Holmes/Cthulhu, fonctionne toujours aussi bien. J’ai vraiment éprouvé une grande tristesse en arrivant (trop vite) à la dernière page. Une trilogie que je recommande chaudement. Ce fut pour moi une belle découverte et une lecture aussi stimulante que divertissante.

« King of Scars, tome 1 » de Leigh Bardugo : Un roman qui fait plus ou moins suite aux évènements de « Grisha » et de « Six of crows ». J’ai retrouvé certains personnages avec beaucoup de plaisir et la plume de Leigh Bardugo est toujours aussi addictive. Un univers que je recommande à ceux qui n’y ont pas encore goûté (commencez par Grisha ou Six of crows, mon préféré, vous allez vous régaler). Je vais attaquer le second tome avec bonheur !

« Noces orientales » de Lynne Graham : Le moins qu’on puisse dire, c’est que la collection Harlequin offre une déclinaison infinie du thème du beau sultan/ Cheikh ténébreux qui préfère une occidentale à toute prétendante de son pays… Celle-ci n’est pas particulièrement réussie. Le style laisse à désirer (à moins que ce ne soit la traduction) et l’intrigue bien entendu, est sans surprise. Quant aux personnages, ils souffrent de leur côté caricatural et on peine à s’attacher à eux…

« Le livre du désert » de Mo Hayder : Un premier opus très bien ficelé…. On suit à la fois les aventures des Sensitives dans le désert et celles de la jeune McKenzy, jeune fille « perturbée » passionnée de météorologie et en proie à d’étranges visions. Peu à peu, les évènements s’emboîtent et l’auteur nous mène où elle veut, à petites touches, dessinant une réalité qu’on n’avait pas soupçonnée et dont, même à la fin de cette première partie, nous ne connaissons pas l’issue. Un très bon roman que je recommande vivement !

« Les Dames du lac, tome 1 » de Marion Zimmer-Bradley : Ce livre, c’est ma madeleine de Proust. Je le relis et mon adolescence me revient par bouffées nostalgiques. Une belle relecture qui conserve son charme malgré le temps qui passe. J’ai retrouvé avec plaisir Vivianne, Morgane, Merlin, Arthur, Lancelot et tous les autres. Ils prennent de belles couleurs sous la plume de Marion Zimmer-Bradley, un régal !

« Vaisseau d’Arcane, tome 1 : les Hurleuses » d’Adrien Tomas : J’ai découvert Adrien Tomas récemment et je me régale. Son écriture est d’une redoutable efficacité. Je suis vite entrée dans l’intrigue et je n’ai pas pu lâcher le livre avant la fin de ce premier tome (fin qui me pousse inexorablement à aller lire le suivant). Et quelle imagination ! Aussi foisonnante que celle d’un Mathieu Gaborit : un vrai bonheur !

« Le grand jeu » de Benjamin Lupu : Un peu de steampunk, ça fait toujours plaisir, même si ce roman peine au démarrage et j’ai bien failli baisser les bras au bout de quelques pages. Au final, même si les personnages ne m’ont pas convaincue (trop ternes, trop plats, trop attendus), il y a malgré tout de beaux passages qui font (presque) oublier les défauts d’un récit mal rythmé. L’imagination de l’auteur, notamment pour tout ce qui est engins et autres créations mécanique est merveilleuse, hélas, c’est moins vrai pour les ressorts de l’intrigue ou les personnages …

« Le monde des premiers, tome 1 » de Lucie Thomassen : Voici un petit roman qui m’a bien plu et dont j’attends la suite avec impatience. L’univers est intéressant, même si on a quand même l’impression d’évoluer en huis clos la plupart du temps et les personnages possèdent chacun une voix bien à eux, ce que j’ai particulièrement apprécié. L’intrigue n’est pas très originale, mais elle est bien menée. On entrevoit un monde d’intrigues et de complots qui je l’espère prendra encore plus d’importance par la suite. Encore une belle découverte pour moi !

« Le manoir tome 2 : Cléa et la Porte des fantômes » de Evelyne Brisou-Pellen ; Un second tome passionnant centré sur Cléa et ce passé qui lui échappe. Les révélations et les nouveaux personnages, plein de couleurs, ne manquent pas. Un récit intelligent qui emmène le lecteur à la suite de Liam, le jeune enquêteur fantôme qui se révèle plein de ressources. Une belle série jeunesse qui pour le moment n’accuse pas l’essoufflement que je craignais. Je vais m’atteler prochainement au tome suivant.

« Le messager du chevalier noir  » de Tonke Dragt : Un livre qui a son charme, mais à réserver aux plus jeunes tant il est simpliste et linéaire. Pas de surprise ici, pas de personnages complexes ni d’intrigues tordues, aussi me suis-je ennuyée. Certes c’est un livre déjà ancien, mais ce n’est en rien une excuse pour la platitude du style. Ce n’est pas un roman que je ferai lire à mes enfants, à moins qu’ils n’en émettent le souhait. Vrais amateurs de fantasy, passez votre chemin : vous seriez déçus !

Journal de lecture de juin 2022

« Les cavaliers de l’Apocalypse tome 4 : pestilence » de Larissa Ione : Une lecture divertissante, mais dont je suis heureuse d’avoir vu le bout… Pas mon style tout simplement ! Ceci dit, l’auteur maîtrise parfaitement les scènes érotiques et déborde d’imagination. On n’a pas vraiment le temps de s’ennuyer dans cette saga. Ce qui m’a déplu, c’est le côté mécanique et répétitif visant à caser chacun des cavaliers avec un/une partenaire. J’ai aussi été un peu dépitée face à ce foisonnement de personnages, mais bon, c’est affaire de goût j’imagine.

« Les Dossiers Cthulhu, tome 2 : les monstruosités du Miskatonic » de James Lovegrove : Cet auteur est un virtuose. Je ne me lasse pas de ce mélange très réussi entre les univers de Conan Doyle et de HP Lovecraft ! Le parcours est tortueux, légèrement horrifique et totalement savoureux. Un vrai bon moment de lecture : je suis fan de cette plume et de cet univers.

« Kafka sur le rivage » de Haruki Murakami : Un roman étrange qui mêle chemin initiatique, mythologie et onirisme. Un mélange déroutant parfois, mais la magie de l’auteur happe le lecteur et l’oblige à cheminer avec lui, même lorsqu’il se sent perdu. Une expérience que cette lecture qui continue de me hanter…

« Les frères Bendetti, tome 1 : Salvatore » de Natasha Knight : Une romance érotique sans grand intérêt. Certes, les scènes de sexe sont maîtrisées, bien rythmées, mais le reste de l’histoire laisse à désirer aussi bien du point de vue de la vraisemblance que de celui de la psychologie des personnages que j’ai trouvée plutôt bancale. Je sais bien que les lecteurs de ce genre de romans sont bien plus intéressés par le côté érotique, mais une histoire bien ficelée, avec des personnages un peu plus profonds, seraient un vrai plus…

« La délicatesse du homard » de Laure Manel : Les deux héros sont maladroits, blessés par la vie et leurs histoires respectives se dessinent peu à peu tandis que se tisse leur histoire commune. Un joli roman, léger, bien écrit qui m’a fait passer un bon moment. Peut-être pas indispensable, mais bien plaisant !

« La Trilogie de la Lune : Intégrale (comprenant les romans : « La lune seule le sait », « La lune n’est pas pour nous » et « La lune vous salue bien ») de Johan Héliot : Je m’étais promis de ne plus aborder un auteur que je ne connaissais pas en commençant par une intégrale… mais je m’y suis encore laissée prendre ! Si j’ai beaucoup aimé le premier roman pour son utilisation de personnages historiques dans une intrigue steampunk, la sauce n’a pas pris pour les deux seconds romans qui ne jouent pas tout à fait dans le même registre surtout le troisième que j’ai trouvé plutôt médiocre. Dommage, car il y a de belles choses dans ces pages, mais les intrigues sont trop bancales.

« Sous les cendres de la passion » de Rosanne Bittner : Une romance dans le Far West, pas forcément très originale, mais pas trop mal écrite. Un bouquin pour passer un moment sans prise de tête, mais clairement, il ne révolutionne pas le genre. On y trouve les méchants, la rivale et le beau ténébreux qui vient sauver sa belle. Vite lu et vite oublié…

« Engrenages et sortilèges » d’Adrien Tomas : J’aime les surprises, surtout quand elles sont bonnes. Voici un excellent petit roman de fantasy (avec un brin de steampunk). Les personnages, adolescents, se révèlent plein de ressources et le récit, bien rythmé, se suit avec plaisir. Je n’ai qu’un seul reproche à faire : c’est trop court ! L’univers abordé et les personnages se dévoilent à peine que le roman s’achève déjà. J’ai vu qu’un autre roman de l’auteur était sorti, dont l’action se déroule dans le même univers. Je vais aller découvrir ça !

« La promise du cheikh » de Annie West : Elles sont terribles ces romances car elles pointent du doigt ton évident manque de bol… Ben oui quoi, moi je me suis souvent baladée en rase campagne sous la pluie (et il m’est même arrivé de pleurer), mais jamais un beau cheikh ne s’est arrêté sur la route pour m’emmener vivre une torride histoire d’amour. C’est mal foutu la vie ! Bref, une petite romance sympathique à lire, mais qui ne brille pas par son réalisme (était-il besoin de le préciser ?).

« La promise du sultan » de Kim Lawrence : Pas de surprise avec cette romance, son beau ténébreux, sa jolie rousse et des péripéties vite envoyées pour arriver au happy end convenu. Je sais bien que c’est du Harlequin, mais tout de même, un peu d’originalité aurait été bienvenue. La bonne nouvelle, c’est que ça se lit vite, très vite. Les soirs de grande fatigue, c’est parfait, une lecture parfaite avant d’aller se coucher !

« Séduite par le cheikh » d’Annie West : La classique histoire du chasseur qui se fait prendre à son propre piège. Une recette éculée, mais qui fonctionne encore, pour peu qu’on veuille seulement une lecture légère. Un roman court, qui se lit vite… mais qui s’oubliera sûrement tout aussi vite.

« Passion dans le désert » de Carol Marinelli : Une romance qui a un gros défaut : les héros ne sont pas du tout sympathiques… Cette Georgie m’a exaspérée avec ses petits malheurs et son nombrilisme, quant à son pendant masculin, Ibrahim, il m’a fait l’effet d’être une tête à claques ! Ceci dit, ils sont parfaitement assortis l’un à l’autre. Je n’ai pas été séduite.

« Pour quelques nuits avec le Cheikh » d’Annie West : La belle captive, enlevée dans le désert… et qui tombe amoureuse de celui à qui on l’a offerte. Un joli cliché qui se rit de la vraisemblance. Bien sûr, c’est une lecture destinée à divertir, mais quel dommage tout de même de construire une histoire sur des bases aussi bancales. Ce qui sauve l’ensemble, c’est que l’auteur, qui connait bien son affaire, écrit agréablement à défaut d’être originale.

« Princesse d’une nuit » de Lynne Graham : Une romance vieillotte avec des valeurs d’un autre temps, où l’homme est juge et maître quelle que soit la force de caractère qui est prêtée à l’héroïne. J’avoue que ça m’a un peu heurtée. Sinon, pas grand chose à dire de cette histoire sans surprise et sans relief.

Journal de lecture de mai 2022

« Les loups du X-Clan tome 3 : le trône de l’Alpha » de Lexi C. Foss : Voilà, j’ai les quatre tomes dans ma Pal et je déteste abandonner une série en cours. Ce tome souffre des mêmes défauts que les deux précédents : une condition féminine épouvantable, des scènes de sexes à gogo, mais répétitive (surtout au bout de trois tomes), une vulgarité vraiment inutile, un style discutable. Allez, plus qu’un tome et je dis ciao à cet auteur !

« Les loups du X-Clan tome 4 : La revanche de l’alpha » de Lexi C. Foss : J’ai pris mon courage à deux mains et j’ai enfin fini cette série. La bonne surprise, c’est que ce dernier tome est un peu moins mauvais que les précédents. L’auteur aurait-elle enfin compris que soumission et respect n’étaient pas forcément incompatibles ? Ceci dit, le propos reste puant et ce n’est pas parce qu’on écrit un roman érotique qu’on doit piétiner les femmes au passage. Je fuirai ses autres bouquins comme la peste.

« Les cavaliers de l’Apocalypse tome 3 : Mort » de Larissa Ione : Un troisième tome qui s’attache au personnage de Thanatos. Cette lecture ne me laissera pas un souvenir impérissable, mais elle se laisse lire (plutôt rapidement). La psychologie des personnages manque toujours autant de finesse, mais ce n’est visiblement pas cet aspect là qui intéresse le plus cet auteur. Tout passe (et se résout) toujours par le sexe. Ah, si tout dans la vie était aussi simple, le monde ne s’en porterait pas plus mal ! Encore un tome et j’en aurai fini avec cette série.

« All our hidden gifts tome 1 : la gouvernante » de Caroline O’Donoghue : Une adolescente qui se découvre des pouvoirs de médium, tout en se débattant avec ses histoires d’amour et d’amitiés et en tentant de retrouver son ex-meilleure amie disparue. La magie, le fantastique sont de la partie et l’histoire est plutôt sympathique, même si j’ai eu du mal à entrer dedans lors des premiers chapitres. J’attends d’avoir lu la suite pour me faire une opinion un peu plus définitive, mais ce premier tome est prometteur.

« La forêt comestible » de Damien Dekarz : Grâce aux vidéos de Damien Dekarz, j’améliore peu à peu un jardin au terrain un peu difficile (beaucoup de pierres et très argileux). Son livre fait la somme de plusieurs de ces connaissances qu’il partage si généreusement sur sa chaîne. Il donne aussi une note d’espoir. Chacun, à son échelle, peut améliorer son environnement (notamment en plantant des arbres, mais pas seulement). Un ouvrage que j’ai dévoré et que je vais garder à portée de main…

« Ravens-Intégrale (comprenant les romans : Aubemort, NoirZénith, Ombremage, Sylvelarme, CendreCœur, OrageDémon et ÂmeRaven) » de James Barclay : Une belle série épique à souhait, mais je regrette un peu d’avoir commencé par une intégrale pour découvrir cet auteur. Je suis arrivée au bout du dernier roman avec un sentiment de saturation. D’ailleurs, cet ultime roman était-il bien nécessaire ? Je n’en suis pas sûre. Ce n’en est pas moins une saga qui plaira à la plupart des amateurs de fantasy.

« Souveraines, tome 1 » de Laura Sebastian : Un bon roman, bien écrit dont j’ai apprécié la trame et les personnages. Trois sœurs, trois caractères, trois destinées, toutes dans l’ombre de leur terrible mère, l’impératrice. On arrive rapidement au bout de ce premier tome et on en redemande. Je suis impatiente de découvrir jusqu’où le machiavélisme de l’impératrice la mènera et si ses filles parviendront à se défaire de son joug. Un titre que je recommande chaudement !

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