Le dur labeur de la réécriture

Je suis toujours en plein Nanowrimo (pour rappel, il s’agir d’écrire 50000 mots durant le mois de novembre). J’avance bien dans l’écriture de ce premier jet. Il est vrai qu’une fois qu’on a jeté tous les soucis de style et de cohérence aux orties, tout devient plus facile. Seulement, à la fin du mois de novembre, la fête sera finie et il faudra envisager l’étape de la réécriture. Je pense même que je pourrais mettre « réécriture » au pluriel tant il y aura de niveaux de travail différents à effectuer.

J’ai toujours été un peu (beaucoup) brouillon dans mon écriture. Ce sera donc une première pour moi de revenir sur ce qui est une ébauche de texte, pour en faire quelque chose de plus abouti. Jusqu’à présent, je n’ai fait ce genre de travail que sur de rares textes : tous des textes courts (nouvelles ou contes). Je me demande encore, à l’heure qu’il est, par quel bout je vais commencer ! Si vous avez une méthode de travail bien rôdée, n’hésitez pas à la partager. Je suis toujours heureuse d’apprendre comment d’autres auteurs travaillent.

Belle et douce fin de journée à tous !

Le Nanowrimo 2022

Bonjour !

Me voilà de nouveau lancée dans le Nano de cette année. Le challenge (pour ceux qui ne connaissent pas) : écrire 50000 mots en l’espace d’un mois. C’est l’occasion pour moi d’écrire le premier jet d’un roman, car je manque souvent de motivation pour terminer ce genre de choses. Cette année, j’aimerais aller plus loin et enchaîner sur la réécriture de ce premier jet et sa correction… Si je tiens le cap, j’envisagerai peut-être de me lancer dans l’autoédition de ce texte, histoire de me faire la main et de me confronter vraiment aux critiques, hors du carcan bienveillant de mon blog.

Si vous avez une expérience du Nanowrimo, que vous y participez, ou que vous vous êtes lancés dans l’autoédition, n’hésitez pas à me faire part de votre expérience en commentaire. J’aurai vraiment plaisir à échanger avec vous !

Journal de lecture d’octobre 2022

« Jardins-Forêts » de Fabrice Desjours : Ce livre est une vraie bible pour qui veut se lancer dans un projet de jardin-forêt, que ce soit au niveau de la collectivité ou au niveau de la sphère familiale. Le sujet me passionne et j’ai dévoré cet ouvrage bien illustré, clair et complet. Mon propre jardin-forêt n’en est encore qu’à ses premiers balbutiements et j’ai trouvé là une mine de conseils bien utiles. Une lecture que je recommande à tous les jardiniers, mais aussi à ceux que la question environnementale préoccupe.

« La captive du galion » de Sabrina Jeffries : Une petite romance sur fond de piraterie qui m’a bien divertie. Elle n’est pas mal écrite et j’ai pris beaucoup de plaisir à ma lecture, sans être dupe cependant des effets de manche de l’auteur et du côté invraisemblablement « gros nounours » de ces pirates supposés terroriser les sept mers ! Une bonne lecture pour les plus fleurs bleues d’entre nous !

« Désir rebelle » de Julie Garwood : Aussi sympathique qu’elle soit, cette romance m’a exaspérée, entre autres choses à cause de ce « méchant » sorti du néant et qui n’arrive à aucun moment à prendre la moindre épaisseur dans le récit. Dommage, parce que l’adversité apporte un vrai plus dans une histoire comme celle-ci. Ce n’est pas une lecture que je recommande, sauf si le livre vous tombe sous la main…

« Sentiments et convenances » d’Eloisa James : Un petit recueil de romances qui m’a bien plu, même si l’ensemble est assez inégal (j’ai trouvé la dernière romance bien moins bonnes que les autres, mais c’est peut-être affaire de goûts personnels). La plume de l’auteur est agréable à lire et on retrouve quelques personnages croisés dans d’autres de ses romances et j’ai eu plaisir d’en savoir plus sur eux. Bien sûr, ce n’est pas le livre du siècle, mais ça reste un honnête divertissement.

« La trilogie des diamants tome 1 : une femme en fuite » de Nora Roberts : Voici un roman qui oscille entre policier et romance, mais qui peine à trouver son rythme aussi bien dans un genre que dans l’autre. L’histoire d’amour ne m’a pas fait vibrer (et je ne comprends même pas comment elle a pu faire vibrer les personnages) et le suspens ne m’a pas tenue en haleine (à ce stade-là, peut-on vraiment parler de suspens ?). Les deux autres tomes sont dans ma PAL : je crains le pire !

« Dans l’antre du mensonge » de Patricia Potter : Une romance pleine de rebondissements, mais dont les personnages manquent de relief. L’intrigue est truffée d’invraisemblances et souffre de moments terriblement creux, voir répétitifs. Si l’histoire a son charme, grâce à la jolie plume de l’auteur, elle ne m’a pas transportée.

« La trilogie des diamants tome 2 » de Nora Roberts : Un second tome que j’ai trouvé plus sensuel que le premier. Les personnages y sont un peu plus barrés aussi, ce qui rattrape un peu une action floue et un tantinet confuse. Le dénouement arrive sans doute dans le troisième tome, mais je pressens que c’est beaucoup de bruit pour rien et je crains que tout cela ne retombe comme un soufflé…. L’histoire est bâclée et les clichés sont nombreux. Ce n’est pas ma meilleure lecture du moment.

« La trilogie des diamants tome 3 : l’éclat du danger » de Nora Roberts : Voilà exactement ce que je craignais. Ce roman se veut l’apothéose d’une trilogie qui n’a jamais réussi à décoller et dont le « méchant » ultime manque singulièrement d’épaisseur et de psychologie. La romance elle-même manque de charme. Le tout manque d’âme. Je me suis ennuyée, mais fort heureusement, le roman est court. Mon tourment a vite pris fin.

« Les fiançailles obscures, tome 1 : démon noir » de Céline Mancellon : Une romance dans un univers fantasy, un peu d’érotisme, d’action et de mystères… le tout mené par une belle plume. J’ai passé un bon moment, même si je pense que cette histoire ne va pas me marquer dans le temps. J’ai suffisamment aimé ma lecture pour me diriger vers le second tome sans rechigner. Pas le meilleur roman du monde, mais un divertissement honnête.

« Désir fatal tome 1 : De tout mon être » d’Abbi Glines : Voilà une romance qui m’a cueillie sans que je sache vraiment pourquoi. La trame n’est pourtant pas des plus originales, le milieu des (beaux) gosses de riches, pas franchement celui que je préfère et pourtant… ça m’a emportée. Cela tient peut-être à ce personnage féminin si émouvant ou à la plume de l’auteur qui sait happer son lecteur sans en faire de trop. Du coup, je me précipite sur le second tome !

« Désir fatal, tome 2 : De tout mon corps » d’Abbi Glines : Ce second tome, même si je l’ai lu rapidement, ne possède pas le même charme que le premier. Rush m’a vraiment agacée et si Blaire reste égale à elle-même, elle ne m’a pas autant émue que dans le précédent opus. Ceci dit, c’est une lecture qui reste agréable, pleine de sensualité (et toujours de beaux gosses). Je me dis que je suis peut-être juste un peu vieille pour l’apprécier pleinement !

« Les fiançailles obscures, Démon noir, tome 2″ de Céline Mancellon : Ce second volet est riche en rebondissements. On en apprend plus sur Dovah et son passé. Le voile est levé sur d’autres personnages aussi et c’est très plaisant, mais j’ai quand même préféré le tome précédent qui m’a bien plus divertie. Ceci dit, j’y ai tout de même pris beaucoup de plaisir ! Et puis, ce récit m’a permis de découvrir Céline Mancellon dont j’aime décidément la plume…

« La fiancée au corset rouge, tome 2 : la mariée au collier rouge » de Pascale Dussault : Quel tourbillon ce roman ! On va de surprise en surprise, aussi dérouté(e) que l’héroïne à qui rien n’est épargné. Et on en sort, avide de lire la suite, parce que tout est possible avec cette talentueuse auteur. Un grand bonheur de lecture ! Je vais me précipiter sur le troisième tome, les yeux fermés !

« Lady pirate, tome 1 : Les valets du roi » de Mireille Calmel : Ce roman bourré d’aventure, avec une héroïne très décidée, forte, aurait dû m’emporter, mais malheureusement, à aucun moment de l’histoire, je ne me suis sentie touchée par les personnages. Les émotions, pourtant présentes, n’ont trouvé aucun écho en moi et j’ai bien du mal à m’expliquer pourquoi. Par ailleurs, j’ai trouvé un côté un peu « Angélique, marquise des anges » à cette héroïne, que j’en ai été gênée dans ma lecture. Je me pencherai sans doute sur le second tome avec un enthousiasme mitigé.

« La carte des confins tome 2 » de Marie Reppelin : Un second tome certes sympathique, mais plutôt décevant. J’avais peut-être trop d’attentes pour ce second tome. Il est pourtant plutôt bien écrit, assez rythmé… mais les personnages ont fini par m’exaspérer. Un livre qui ne devrait pas rebuter cependant les plus jeunes. Pour les autres, la lecture est agréable, mais pas inoubliable.

« Passions captives » de Michaels Fern : Sur le papier, cette romance a tout pour plaire. L’héroïne courageuse et téméraire qui se fait capitaine pirate, le mari qui tombe amoureux d’elle sous ses deux identités : celle de la femme pirate et de l’épouse espagnole…. Sauf que le mari est un salaud fini, l’héroïne, une inconstante et le récit, une sorte de puzzle dont les pièces peinent à s’emboîter. Pas du tout conquise, j’ai terminé ce récit agacée par l’ensemble, insipide et incohérent.

« Le royaume assassiné » d’Alexandra Christo : J’ai toujours détesté le conte de « la petite sirène » pour le côté mièvre et naïf de son héroïne. Ici, la petite sirène est une tueuse implacable et le prince, un brigand des mers. Une belle réinterprétation du conte, dont le côté obscur m’a séduite. La plupart des personnages secondaires manquent d’épaisseur, mais les deux héros tirent leur épingle du jeu. J’ai bien aimé ce roman et j’ai même ressenti une certaine déception en constatant que la fin du récit était déjà là…

« Contes et Récits : Pirates, corsaires et flibustiers » de Stéphane Descornes : Un bon petit recueil de contes et de courts récits autour de grandes figures de la piraterie. Comme indiqué dans un commentaire, par un autre lecteur, l’ensemble est assez inégal. Certains récits sont passionnants tandis que d’autres tombent un peu à plat. C’est cependant une bonne introduction à l’univers des pirates et si on veut creuser le sujet, ce ne sont pas les ouvrages qui manquent !

Journal de lecture de septembre 2022

« Les Outrepasseurs tome 1: les héritiers » de Cindy Van Wilder : Voici un roman intéressant qui a un pied dans la Faërie, mais qui peine quand même à décoller et j’attends de lire la suite pour me faire une opinion plus nuancée. J’ai beaucoup aimé le côté cruel, comme il se doit, des faés, mais les héritiers sont trop peu présents pour le moment pour vraiment attirer la sympathie ou l’antipathie du lecteur. Un premier tome en demi-teinte.

« Vampyria tome 3 : La cour des ouragans » de Victor Dixen : Plus je lis cet auteur et mieux j’apprécie sa plume, son imagination et ses pointes d’humour glissées ça et là, sans avoir l’air d’y toucher, comme autant de clins d’œil au lecteur. J’ai retrouvé avec plaisir Jeanne pour cet ultime volet consacré à ce personnage et je n’ai pas été déçue. L’imaginaire teinté d’horrifique, mais sans excès, m’a ravie. Un très bon titre que je n’ai pas lâché avant la fin…

« L’insoumise et le pirate » de Natacha J. Collins : Ayant décidé de me plonger dans l’univers des pirates, je me suis dit que je pouvais commencer par une romance… Mais si celle-ci n’est pas désagréable à lire (bien qu’entachée de quelques défauts récurrents dans ce type d’ouvrages), je suis restée sur ma faim quant aux pirates et à leurs mœurs. Une lecture parfaite pour les jours de pluie… ou les jours d’ennui.

« A la cour d’Aliénor, l’intégrale (trois romans) » d’Anne Herries : Ah, le Moyen-âge, les chevaliers, l’amour courtois… une romance, que dis-je, trois romances porteuses de belles promesses ! Si je n’ai pas été emportée par le romantisme échevelé de ces récits, j’avoue que j’ai bien ri (une des héroïnes trouve sous son oreiller, je cite « un parchemin avec une trace de baiser »… Comment son soupirant a-t-il réalisé cet exploit ? Avec du rouge à lèvres peut-être ? ). Les personnages masculins sont de vraies têtes à claques et leurs comparses féminines, qui se veulent pourtant indépendantes, de mièvres femmes dociles et soumises. Bref, insupportable !

« Neverwhere » de Neil Gaiman : Quelle expérience ce livre complètement barré dans le « Londres d’en-dessous », sorte d’univers parallèle peuplé de personnages étranges et inquiétants. J’ai été séduite par ce drôle de récit, cruel parfois, méchamment drôle, encore que résolument tourné vers l’humour noir. Les personnages principaux en revanche, ne m’ont pas convaincue. Ils manquaient un peu de consistance, le héros était plutôt mou. Néanmoins, c’est une lecture que je conseille pour son originalité.

« La captive du pirate » d’Anne Herries : Quel drôle de choix de titre ! Si on lit attentivement le roman, à aucun moment, l’héroïne n’est captive d’un pirate… Et si seulement c’était le seul défaut ! Le texte est mal rythmé, l’auteur abuse des coïncidences et livre toutes ses cartes trop tôt dans le récit, si bien que les derniers chapitres, mièvres à souhait, sont aussi ennuyeux qu’inutiles. Une romance à fuir !

« Histoire éternelle » de Liz Braswell : Le conte de la Belle et la Bête est un de mes contes préférés et un de mes tout premiers souvenirs de lectrice. L’adaptation animée de Disney, gentillette, m’avait peu convaincue et je me suis dit en ouvrant ce livre que l’histoire serait moins mièvre. Même si c’est le cas, le récit perd beaucoup de son charme sous la plume de Liz Braswell. Je l’ai trouvé brouillon, échevelé et à aucun moment je n’ai éprouvé de sympathie pour l’un ou l’autre des personnages. Ce fut une grosse déception pour moi.

« La carte des confins, tome 1 » de Marie Reppelin : Un roman jeunesse bien sympathique qui mêle romance et pirates. Bien sûr, il n’échappe pas à quelques clichés, qu’il s’agisse de l’univers de la piraterie ou de celui de la romance, mais il est très agréable à ire car bien rythmé et bien écrit. Je vais dévorer le second tome comme j’ai dévoré le premier (si toutefois il est à la hauteur). Une lecture que je recommande (et pas seulement aux plus jeunes).

« Haut-Royaume tome 1 : Le chevalier » de Pierre Pevel : Il y a des valeurs sûres en littérature et Pierre Pevel en est une. J’ai peiné sur les premiers chapitres, mais une fois que je suis entrée dans l’histoire, je me suis laissée porter jusqu’à la fin de ce premier tome qui est arrivée bien trop vite à mon goût. J’ai hâte de lire la suite !

« Iskari, tome 1 » de Kristen Ciccarelli : Beau, intelligent, frais, original et sans concession… C’est ainsi que je résumerais ce roman qui m’a littéralement transportée. Je ne m’y attendais pas, mais j’ai eu un vrai coup de cœur pour ce récit bien mené avec ses personnages inoubliables. Et puis, ce roman est peuplé d’histoires et de dragons : tout ce que j’aime ! Une belle lecture qui me fait à la fois désirer lire la suite et la redouter, de peur de ne pas retrouver ces belles émotions dans les tomes suivants.

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« La malédiction d’Old Haven » de Fabrice Colin : Un roman jeunesse plein de mystère, de rebondissements, de magie et d’aventures… et pourtant, je n’ai pas été totalement séduite. Peut-être contenait-il trop d’éléments disparates pour former un tout harmonieux car on y trouve aussi bien des sorcières, des spectres, des dragons que des pirates et même un peu de Cthulhu. Peut-être souffre-t-il aussi d’un léger problème de rythme. Et puis, il y a ces personnages dont je n’ai pas toujours saisi l’utilité pour le récit. Néanmoins, il est original et se lit facilement. Une curiosité à découvrir…

« Cavalier Vert, tome 2 : la première cavalière » de Kristen Britain : J’ai entamé ce deuxième tome en redoutant de ne pas retrouver le plaisir éprouvé lors de la lecture du premier. Une crainte inutile, car l’auteur a su poursuivre son récit sans sombrer dans la banalité et je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. J’espère que la suite sera tout aussi savoureuse ! Une très jolie lecture…

« Odd et les géants de glace » de Neil Gaiman : J’ai bien aimé ce joli conte, plutôt destiné aux enfants et qui est un bon moyen de les amener à s’intéresser à la mythologie nordique. Je suis un peu restée sur ma faim, car le récit est plutôt simpliste, la conclusion facile et sans aucune surprise. Les personnages sont caricaturaux, même pour un récit destiné aux plus jeunes, l’auteur aurait pu faire un effort à ce niveau (d’autant que « Coraline » du même auteur, ne souffre pas de ce défaut). Bref, j’ai comme un petit goût d’inachevé qui me gâche un peu le plaisir.

« Agnès de Chastillon » de Robert Ervin Howard : Je n’avais lu que les « Conan » du même auteur et franchement, je suis heureuse d’être tombée par hasard sur ces nouvelles relatant les aventures de ce personnage féminin haut en couleurs. Violente, forte, indépendante, Agnès ne manque pas d’audace et aucun homme ne lui impose sa loi. Un excellent divertissement qui se lit avec beaucoup de facilité.

« La ballade de Pern, tome 3 : le chant du dragon » d’Anne McCaffrey : Une nouvelle incursion dans le monde de Pern à travers le regard de Menolly, jeune fille talentueuse, mais qui ne peut laisser son don s’exprimer sous prétexte qu’elle est une fille. J’aime cette peinture à petites touches de ce monde et de son histoire, cependant, l’intrigue m’a semblée un peu bâclée avec une fin précipitée et tirée par les cheveux. Dommage tout de même…

« Bilbo le Hobbit » de J.R.R. Tolkien : S’il y a un livre que je relis souvent et avec plaisir, c’est bien celui-ci. Je suis impatiente de partager cet univers avec mes enfants qui sont pour le moment encore trop petits, mais je leur envie cette première incursion, préalable à l’inégalable Seigneur des anneaux. Bien sûr, il souffre de quelques petits défauts qui alourdissent le récit (comme toutes ces fois où le narrateur s’adresse au lecteur, anticipant l’action), mais quand je l’ai eu entre les mains pour la première fois, la fantasy était bien plus difficile à trouver qu’aujourd’hui (je parle de cette époque où Internet n’existait même pas !). Quel émerveillement de découvrir les elfes, les nains, les gobelins… et, entre autres créatures extraordinaires, le Hobbit ! Si ce n’est pas encore fait : lisez-le !

« La fiancée au corset rouge » de Pascale Dussault : Quelle bonne surprise que ce roman ! Roman d’aventure et romance, il m’a tenue en haleine jusqu’à la dernière page et j’ai déjà commencé le second tome dans la foulée. J’ai bien aimé le personnage principal, avec ses forces et ses faiblesses… mais les autres protagonistes de l’histoire ne sont pas en reste. Et puis, il y a des pirates ! J’adore les histoires de pirates ! Un excellent moment de lecture pour moi…

Red

Voici longtemps que je n’avais pas écrit et l’atelier d’écriture de Marie m’a donné l’occasion de m’y remettre : Je vous retrouve avec plaisir et vous propose, pour la semaine prochaine, d’écrire un texte à partir de la phrase d’introduction suivante: “On ne lui connaissait pas de nom mais dans le village les rumeurs allaient bon train…”

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On ne lui connaissait pas de nom mais dans le village les rumeurs allaient bon train… On disait qu’il était peut-être le fils illégitime du seigneur, celui du chef du village ou encore celui du prêtre d’Aérion. Impossible d’interroger sa mère à ce propos : la malheureuse était décédée en mettant son bâtard au monde. Il ne restait au gosse que son grand-père, un vieux barbon, qui lui faisait payer la faute de ses parents à grands renforts de taloches et de coups de pied dans le derrière.

On plaignait l’enfant à l’époque, car il ne semblait pas manger tous les jours à sa faim et portait des hardes dont le pire des pouilleux n’aurait pas voulu. Cependant, on se gardait bien de le nourrir ou d’intervenir lorsque le vieux, ivre de mauvais vin et de rage, le battait comme plâtre. Non, personne ne souhaitait se mêler d’une affaire de famille aussi douteuse.

Puis le temps passa et il devint adolescent. Un grand gars, d’un roux incandescent, si haut et si baraqué que le vieux avait cessé depuis longtemps de lever la main sur lui, de peur de se voir rendre coup pour coup. Quelques gamins lui avaient bien cherché des noises, mais après y avoir laissé quelques dents, aucun d’eux n’y était retourné. Sa force hors norme et son courage lui permit de se louer auprès des fermiers des environs, jusqu’à ce que le forgeron lui propose de le prendre en apprentissage. Son propre fils s’était fait soldat et il désespérait de trouver quelqu’un pour reprendre son affaire.

Red, ainsi que l’avait nommé son maître, était doué…. Il saisissait au quart de tour les gestes et les connaissances enseignés par son mentor. Cependant, il manquait de discipline et le forgeron se heurtait au caractère buté du jeune homme, chaque fois qu’il voulait lui imposer ses vues. Puis Red commença à s’intéresser aux filles et plus rien ne fut comme avant. Si leurs parents voyaient d’un mauvais œil ce garçon sans le sou et aux origines douteuses, les jouvencelles, elles, ne voyaient que son regard de braise et sa musculature sans commune mesure avec celle des autres jeunes du village.

Il fallait voir les demoiselles venir à la forge sous n’importe quel prétexte et battre des cils devant l’apprenti qui ne se faisait pas prier pour profiter de l’aubaine. Le forgeron réparait les pots cassés derrière son disciple, lorsque des pères indignés venaient se plaindre de son comportement avec leurs filles. Hélas, un jour Red répondit aux avances de la fille du seigneur. Son maître aurait dû le livrer aux soldats qui le cherchaient dans tout le village pour le traîner devant leur suzerain. En dépit des frasques du jeune homme, le forgeron s’était attaché à lui. Alors, il lui prépara un baluchon avec des vivres, une bourse rondouillarde et même un sabre, qu’il avait forgé avec le concours de Red. Puis il le poussa sur le chemin et lui enjoignit de s’éloigner au plus vite.

Il ne le revit jamais. Il sut juste que les soldats ne l’avaient pas trouvé, car ils passèrent plusieurs jours à battre la campagne pour tenter de trouver sa trace. Les années passèrent. La forge avait éteint ses feux depuis longtemps et les jouvencelles séduites par l’apprenti s’étaient transformées en mères de famille, traînant derrière elles de bruyants marmots. L’ancien forgeron buvait une bière tiède à l’auberge lorsqu’un messager royal s’arrêta sur la place pour placarder de nouvelles affiches de hors la loi.

Parmi les trognes patibulaires de tous ces gibiers de potence, le vieil homme reconnut Red, dont le portait, plutôt bien exécuté, souriait de toutes ses dents. Comme il ne savait lire que les chiffres, il demanda à l’aubergiste qui l’avait suivi de lui dire ce l’avis racontait.

« Ton foutu disciple, grogna celui-ci qui avait aussi reconnut le garçon, s’est fait pirate ! Non content d’avoir déshonoré nos filles, il est devenu gibier de potence ! » Il cracha au sol avec mépris, laissant le forgeron seul. Celui-ci retint un sourire. C’était sûrement idiot de sa part, mais il se sentait fier de son petit gars, car de toutes les primes affichées, celle de Red était la plus élevée. Un pirate, certes, mais pas n’importe lequel !

Migraines d’enfer

Ah ces jours de pénombre, cachée sous la couette, roulée en boule en espérant contenir cette douleur qui pulse dans ma tête, dans mes yeux, qui envahit ma nuque, la raidit puis me soulève l’estomac ! La position debout est une torture, la lumière et le son, des agressions, le quotidien, un enfer impossible à gérer. Le temps file lentement alors, partagé entre la douleur et la frustration de ne pas pouvoir seulement lire.

Elles reviennent sans cesse, plus fidèles que le plus fidèle des compagnons, de plus en plus présentes, de plus en plus envahissantes. Les yeux fermés, le cœur au bord des lèvres, je les maudis de toute mon âme, ces compagnes des heures sombres, ces migraines, mon enfer…

Accrocher la lumière

On croise sur les blogs, toutes sortes de personnes, mais certaines vous touchent au cœur et à l’âme et Marie est de celles-là. Il y a toujours de la couleur, de la lumière dans ce qu’elle écrit, qu’il s’agisse des teintes dont elle peint le monde ou de celles dont elle déroule les sentiments. Je vous invite à découvrir son dernier ouvrage en date « Accrocher la lumière » dont vous apprécierez sans doute cette petite musique intérieure propre à la plume de Marie…

Si vous ne la connaissez pas encore, son blog est aussi un lieu où on peut goûter son écriture et partager son regard sur le monde qui l’entoure. Un regard sincère et sensible.

Une envie soudaine…

Depuis quelques jours, une envie impérieuse d’écrire m’a saisie. Même si c’est une bonne nouvelle en soi (je n’ai pas écrit depuis près de deux mois), comme souvent cette envie ne me conduit pas là où je l’aurais voulu. Alors que j’ai tant de récits en cours et de textes à retravailler, c’est une nouvelle histoire qui me hante. Les personnages et l’intrigue se dessinent peu à peu et la seule manière de les chasser de mon esprit, c’est de les coucher sur papier (quant à savoir si le texte sera intéressant, c’est une autre histoire !).

Me voici donc plongée dans l’univers de la piraterie, car c’est là le sujet de cette histoire, un monde en soi qui m’a toujours passionnée. Si vous avez des livres (y compris des fictions), films ou documents à me conseiller sur la question, je suis preneuse. Je publierai probablement mes écrits sous forme de feuilleton (mon format préféré), car c’est une bonne manière d’arriver au bout d’un récit. Belle et douce journée à tous !

Reprise…

Hier, comme bien des écoliers, mes enfants ont repris le chemin de l’école. Un moment qui me laisse toujours partagée entre soulagement et trac (car oui, j’ai le trac pour mes enfants qui eux, sont parfaitement sereins). Le retour au calme, après cette agitation de deux mois entre cris, rires et jeux de mes petites canailles est presque violent. J’ai perdu l’habitude du silence, mais je m’y remets peu à peu.

Après une journée de ménage frénétique, indispensable pour effacer les traces de ces grandes vacances estivales, je retrouve mon rythme, mes envies d’écriture, mes projets… bref, je me recentre sur moi. J’ai tant de choses à faire, tant d’idées qui bouillonnent, qu’il va me falloir un petit moment pour organiser mon emploi du temps. Néanmoins, j’escompte bien reprendre l’activité sur mon blog, mener à bien quelques projets d’écriture qui trottent dans la tête et me remettre au sport (ce dont je suis incapable quand les enfants sont à la maison, par manque d’énergie). J’ai beaucoup à faire aussi dans le jardin, que la chaleur a fait souffrir. Et puis, j’ai envie de retrouver la plume des blogueurs et blogueuses que je suis avec plaisir, mais dont j’ai un peu perdu le fil ces derniers mois.

Je vous souhaite une belle et douce rentrée à tous !

Journal de lecture d’Août 2022

« Les dieux silencieux tome 1 : le Maître des chagrins » de Justin Travis Call : Même s’il ne révolutionne pas le genre, ce premier tome se lit facilement. J’ai eu un peu de mal à m’attacher aux personnages au début et à entrer dans le récit, mais quand l’action s’est installée, je me suis laissée porter. J’attends de lire la suite avant de me prononcer sur la qualité de ce roman, mais pour le moment, je le trouve plutôt moyen (on n’attend pas fébrilement la suite, mais on n’est pas non plus rebuté à l’idée de la lire). Malheureusement, le récit semble baigner dans un certain manichéisme et c’est pour moi assez rédhibitoire…

« L’oasis du désir » d’Abby Green : J’aime les romances, pas à l’excès, mais je prends plaisir à en lire quand elles sont bien écrites. Ici, encore une fois, se pose le problème du rythme, de la vraisemblance et de la psychologie des personnages qui se veut fouillée, mais qui est surtout truffée d’incohérences… Tout ça pour aboutir à l’inévitable happy end qui arrive comme un cheveu sur la soupe. Je vous fais grâce des clichés, c’est un peu la marque de fabrique des collection Harlequin !

« Le sortilège du désert » de Susan Stephens : Voilà un roman qui ne manque pas d’effets de manches, de rebondissements, de situations plus ou moins cocasses et de coïncidences étranges…. et pffff ! Le soufflé retombe accablé par toutes ces invraisemblances. Le héros masculin qui se veut fort et décidé est insipide et désagréable, l’héroïne, elle, est censé être amusante et attendrissante : elle est exaspérante et creuse. Bref, passez votre chemin !

« L’aube des dragons » d’Anne McCaffrey : Ce tome raconte l’arrivée et les débuts de la vie sur Pern d’une colonie humaine… On y découvre tout un univers, des lézards de feu, des dragons, une nouvelle société qui se met en place. S’agissant d’un livre lu dans ma jeunesse, il y a moultes années, je craignais de trouver le style plat ou maladroit et de m’ennuyer, mais l’auteur connaît son métier et j’ai retrouvé sa plume avec plaisir. Si j’en ai l’occasion, je relirai/ lirai les autres tomes avec plaisir.

« La châtelaine et le viking » de Penny Watson-Webb : Une romance honnête qui permet de passer un bon moment, même si elle n’apporte rien de nouveau au genre. Bien sûr, elle comporte son lot d’extravagances et d’incohérences, mais pour une fois, ça ne m’a pas trop gênée dans ma lecture. Un roman vite lu pour passer une soirée tranquille…

« La captive du Sahara » de Pénélope Neri : Voilà une romance que j’ai beaucoup aimée. Pleine de rebondissements (et d’effets de manches plus ou moins crédibles), elle m’a tenue en haleine et c’est rarement le cas avec ce genre de littérature. Un très bon divertissement, une plume agréable pour une lecture légère et sans prise de tête. Mon côté ronchon nuancera les choses en ajoutant qu’on ne passe pas loin de la caricature pour les différents personnages qui peuplent ce roman, mais il n’en reste pas moins que j’ai pris beaucoup de plaisir à le lire.

« King of Scars, tome 2 : le règne des loups » de Leigh Bardugo : J’ai retrouvé avec grand plaisir les personnages de Grisha pour lesquels la destinée se dessine peu à peu. Le happy end m’a un peu heurtée. J’aurais préféré je crois, un peu plus de drames. Cependant, je me suis régalée. D’autant qu’on croise aussi les personnages de « Six of crows » qui est pour le moment le roman de l’auteur que je préfère (il m’en reste encore quelques-uns à lire, peut-être que je changerai d’avis). Une belle lecture que je recommande aux fans de cet univers.

« Les livres de Corum, tome 1 : le chevalier des épées » de Michael Moorcock : L’univers de Moorcock me semblait un peu hermétique lorsque j’étais plus jeune, mais les années ont passé et cette relecture a été plaisante. J’y retrouve les mêmes émotions et la même fantaisie que dans les écrits d’un Jack Vance. Une très bonne lecture et un auteur dont j’affectionne la plume et l’univers. Il ne plaira pas à tous, mais les amateurs du genre, eux, savoureront !

« La quête d’Ewilan tome 1 : D’un monde à l’autre » de Pierre Bottero : Voilà un joli roman jeunesse qui emportera grands et petits. Bien écrit, bien rythmé, on ne s’ennuie pas une seule seconde. Bien sûr, la psychologie des personnages reste un peu superficielle, mais on évite la caricature et les facilités narratives et rien que pour ça, il vaut d’être lu. Les autres tomes sont dans ma PAL, je vais les lire avec beaucoup d’intérêt.

« Vampyria tome 2 : La cour des miracles » de Victor Dixen : J’ai retrouvé la plume si particulière de Victor Dixen avec grand plaisir. L’intrigue ne connait pas de temps mort et son héroïne va de surprise en surprise en gardant son courage intact. La galerie de personnages est délectable. J’ai particulièrement apprécié le diplomate anglais punk…. Une sacrée trouvaille tout de même ! Un livre que je recommande sans hésiter.

« Voyage au centre de la Terre » de Jules Verne : Voilà un classique qu’on ne présente plus… Une relecture plaisir pour moi, car Jules Verne reste un de mes auteurs préférés (un de ceux qui ont enchanté mon enfance). On suit les péripéties d’Axel, de son oncle, le professeur Lidenbrock et de leur guide islandais, Hans. Sur les traces d’un explorateur du passé, ils s’engagent dans un cratère qui doit les emmener vers les entrailles de la planète. Si l’émotion n’est pas forcément au rendez-vous (je n’ai jamais réussi à m’identifier aux personnages que je trouve peu attachants), l’aventure est prenante et tient le lecteur en haleine de bout en bout. Un bonheur de lecture !

« Fifi Brindacier : l’intégrale » d’Astrid Lindgren : Ce fut la lecture de l’été partagée avec mes enfants qui se sont délecté de l’impertinence de la petite rouquine, de ses facéties et de ses aventures rocambolesques. Un classique de la littérature enfantine qui n’a rien perdu de sa modernité. Cette lecture m’a valu beaucoup de questions de la part de mes loulous, très intrigués par cette gamine capable de vivre sans ses parents et dotée d’une force surhumaine. Elle va continuer à alimenter quelques temps nos conversations !

« Cavalier vert tome 1 » de Kristen Britain : J’ai abordé cette saga avec curiosité et j’ai été bien inspirée de m’y atteler car ce premier tome m’a vraiment plu. L’univers, les personnages et l’action m’ont happée assez rapidement. J’espère que les tomes suivants sont aussi bons car j’ai passé un très bon moment. Si vous aimez la fantasy, n’hésitez pas : ce titre est un petit bijou !

« Adorable Sophy » de Georgette Heyer : Une petite romance qui repose entièrement sur l’extravagance de son personnage principal, la fameuse Sophy qui ne ménage pas ses efforts pour secouer le quotidien de ses cousins et de ses cousines chez lesquels elle est reçue. Le roman est sympathique, assez bien écrit… la romance quant à elle ne m’a pas convaincue : cousue de fil blanc, truffée de situations invraisemblables. Elle mérite d’être lue cependant, ne serait-ce que par curiosité.

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